COMMENT JOACHIM APPREND LA NAISSANCE DE MARIE
AU jour de la naissance de la bienheureuse Vierge Marie, tous les possédés du démon demeurant aux environs de Jérusalem et de la Judée, poussaient de si hauts cris et des hurlements tellement affreux que l’on craiynait que la vengeance divine ne fit périr tout le peuple à cause d'eux. Il y avait à Jérusalem un saint homme et celui-ci conjura un des possédés de lui déclarer quelle était la cause de ce bruit étrange. Le démon cria par la bouche de ce possédé : ‘La
Vierge d'Israël vient de naître à Nazareth, Les anges s'en réjouissent outre mesure.
Nous ne pouvons supporter cela: car nous allons être chassés du corps des hommes + rejetés dans l’abime de l’enfer.
Lors de la nativité de ga fille, Joachin était absent de la maison. Mais un ange viut lui dire: ‘‘Joachim, je vous annonce la grande nouvelle. Aujourd’hui même est née l'enfant que Dieu vous a promise. Je vous prie de ne pas entrer dans l’appartement de votre épouse pendant l’espace de seize jours, afin que les pieuses femmes qui sont là, joyeusement occupées à des œuvres de piété et de charité, ne soient nullement troublées. Rassurez-vous d'ail.
leurs, ce jour sera pour vous et pour tous les hommes une cause d’élévation durant toute l'éterniie. ” Soudain l'ange disparut aux yeux de Joachim. Le saint patriarche tomba aussitôt à genoux, louant et remerciant le Seigneur. Après quoi il se leva et se rendit tout joyeux à sa maison, ordonnant à toute sa famille que personne, À part les vénérables matrones plus haut mentionnées, n'’entrât durant seize jours dans la chambre de son épouse.
Quand ces jours furent écoulés, saint Joàchim et sainte Anne réunirent pour un grand féstin, les prêtres, les principaux du sénat et du peuple et tous les membr::;
reth Be leur famille. Les heureux époux furent gurs Bcomblés de félicitations. Dieu de nos pènous@res, s’écrièrent les prêti2s, bénissez cette es et enfant, donnez-lui un nom qui soit célébré d'âge en âge, et tous les assistants répondirent : amen. Anne prenant alors dans ses bras son cher trésor, éleva la voix et dit: Je chanterai un cantique de louange au Seigneur, mon Dieu. Il m’a donné un fruit précieux de justice et de miséricorde.
Qui dira aux filles de Ruben que Anne déjà LL. avancée en âge est devenue Mère? Tous mme es “onvives applaudirent à ces paroles et des Puis ils imposèrent à la fille de Joachim et oient E 1 Anne, le beau nom de Marie. Ce nom, d'ail. Buprès une révélation, avait été apporté du ciel sur un ordre de Dieu, par l’archange
chin
ange once e est — arte-
.. Gabriel. Le Très-Haut avait dit: Gabriel, art BE tlez consoler Anne et Joachim, nos servirche Æ US: Dites-leur que leurs prières sont mer. À t'rivées jusqu à nous et que notre clémence nc les a exaucées. Promettez-leur qu’un fruit
+ de bénédiction leur sera donné par la fae atroce de notre droite. Anne enfantera une fille à laquelle le nom de MARIE sera donné.
Quel bonheur pour les saints époux de JoA- à prendre dans leurs bras la future Reine des . un À cieux et de lui dire avec l'accent du plus é du À suave amour: ‘Marie, je vous salue; Mabr À rie, je vous aime!” Que de fois se renou-
e, haut jours
de A SN AM ne ne ES Ed
Le DPÉSTEER ENTER des HE MU TN
vela cet affectueux salut et cette déclaru.
tion d’artour! Que de fois le beau nom de Marie a jailli spontanément sur leur lèvres !
Apprenons de ces saints patriarches à prononcer souvent le nom de notre Reine ect de notre Mère. Oui, c’est un nom apporté du ciel. Il faut bien le croire, À moins d'admettre que la Mère de Dieu n'ait été moins privilégiée qu'Abraham, Sara, Jean-Baptiste qui reçurent leur nom par révélation.
Selon plusieurs Pères de l'Eglise, le nom de Marie signifie Dame ou Maîtresse, ct comme les noms révélés recèlent souvent en eux-mêmes toute une destinée, le Si.
gneur donna à entendre que Marie serait un jour une dame très puissante, la reine du ciel et de la terre.
Sans doute les parents de Marie ne pour vaient prévoir parfait r1ent à quels triomphes de gloire extr::rdinaire, ce nom de Marie était destiné; ils n’auraient pu deviner combien ce nom devait être invoqué, loué, chanté par toutes les générations à venir. Cependant ils en t'aient un heureux présage, car ce nom était celui de la
sœur de Moïse, laquelle avait surveillé le À
berceau du jeune prophète exposé parmi les roseaux du Nil et l’avait plus tard puissamment aidé dans l’œuvre grandiose de la
dt met nt Æn Zn nd tue
w''ons ln bé
él émet di: dns as"! A
délivrance du peuple d'Israël, esclave des lai Egyptiens !
Re Quoi qu'il en soit, nos pieux lecteurs aileurs @ nent à se reporter par la pensée dans cette humble maison de Nazareth dont les échos redirent tant de fois le doux nom de Marie et à redescendre ensuite le cours des siè- |ap-Lcles pour constater que tous les saints ont ©, 4 noblement rivalisé avec sainte Anne pour DieuÉ prononcer et exalter l'illustre nom de la am, E Mère de Dieu.
nomS Saint Bernard attribue à ce nom mystérieux la signification d’Etoile de la mer.
NOM Voici en quels termes il s'adresse aux » times éprouvées par les tentations et désiventE reuses d'en triompher :
es À eine
ai. ‘ . È .
as ‘O vous qui, ‘ivant dans le tourbi'"n = Llu siècle, êtes sans cesse ballotté par la ] e
tempête, si vous ne voulez être submergé par les flots, ne détournez jamais vos yeux pou- Ede cette brillante Etoile. Quand se lève OMm- É le vent des tentations, quand se dresse dede É vant vous l’écueil'de la tribulation, regarde- dez l'Etoile, invoquez Marie. Etes-vous qué, E'agité par les vagues de l'orgueil, de l’ambi- 8 à tion, de l'envie? regardez l'Etoile, invoieu- D quez Marie. La colère, la cupidité ou les e là E convoitises de la chair mettent-elles en le K péril la frêle barque de votre âme ? tournez rmi Æ vos regards vers Marie. Si jamais, effrayé &e de l’énormité de vos crimes, harcelé par e la
les reproches de votre conscience, et trer..
blant à la pensée des jugements de Dieu.
vous êtes sur le point de vous jeter dans l’abime du désespoir, pensez à Marie!
Dans vos périls, dans vos angoisses, dans vos doutes, pensez à Marie, appelez Ma:
re À votre secours. Que son nom bérni n quitte jamais vos lèvres, qu'il soit sans «38e dans votre cœur.... En marchant 1 Sù siili, VOUS ne pouvez vous égarer; 80iter: par elle, vous ne tomberez pas; protegé par elle, vous n'avez rien à craindre: guide par elle, vous ne ressentirez point |»
fatigue, vous arriverez sûrement au ciel.’
Ja bienheureuse Virrge elle-même a r:
vélé à sainte Brigitte, qu’il n’est point de pécheur si endurci, dont le démon ne s loigne aussitôt, s’il invoque son nom de Marie avec l'intention de se convertir, Ft la même sainte entendit un jour le Sauveur qui promettait à sa Mère que ceux qui invoqueraient son nom avec confiance et le propos de se corriger, obtiendraient la contrition parfaite de leurs péchés, les moyens de payer leurs dettes envers ln justice de Dieu, les grâces nécessaires pour faire le bien ct enfin l'espérance du ciel.
-—"O nom suave’’, s'écriait le bienhe:reux Henri Suzo, “6 Marie ! que de ez-vous donc tre vous-même, si déjà votre nom est si aimable et si gracieux ?’’ — Et saint
Bernard : ‘‘O grande, à douce, à aimable Dieu, À Marie, on ne peut prononcer votre nom sans dans Æ «e sentir entlammé d'amour pour vous.
aric! À ni s'en ressouvenir sans être tout consolé.”’ dans À — ‘Voulez-vous,’ dema”.de un autre ser- Ma. À viteur de cette auguste Reine, ‘‘voulez-vous béni À cire soulagé dans toutes vos peines ? recousans À rez à Marie, invoquez Marie, honorez Mant à rie, recommandez-vous à Marie; réjouissez-
re]t;-
sou- À jous avec Marie, pleurez avec Marie, priez
pro- Æ avec Marie, marchez avec Marie, cherchez
dre; À Jésus avee Marie, désirez de vivre et ile 5 nt l À mourir avec Jésus et Marie. Par là vous
iel.' À avancerez dans la vertu; car Marie priera
É ré volontiers pour vous, et Jésus exauce tou-
t de jours sa Mère.”
n = ‘Votre nom, à Mère de Dieu”, s’éerie
à de saint Méthode, ‘‘est tout plein de grâces et
Et Æ de bénédictions divines.”” — ‘‘C'est un bauveur À me qui exhale l'odeur de la grâce”. ajoute i in. Æ saint Ambroise, ‘‘ah! puisse ce baume sa-: t le lutaire descendre au fond de: mon âm=!" Co!i- Et selon saint Bonaventure, on ne le auyens rait prononcer sans en retirer quel.;jue ‘en. a de Car il ramène à ia vie de la grâce ceux qui e le l'ont perdue, et l’augmente <n ceux qui la possèdent déjà. — “La res ration est un he signe de vie corporelle”, -lit saint Germain vous à cette grande Reïne: ‘‘et votre nom n'est < non pas seulement un signe de vie spirituelle = aint chez ceux qui l'invoquent fréquemment.
LR eh Ent D RE nee