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nous dit: La prière accompagnée du jeûne et de l’aumône est bonne. L’aumône délivre de tout péché et de la mort. Saint Mathieu nous fait cependant remarquer qu'il ne faut point la faire au son de la trompette et-que notre. main gauche doit ignorer ce que fait notre main droite.
Soyons donc humblement généreux. Celui qui par ses offrandes aura contribué à embellir le sanctuaire de l’aïeule de Jésus- Christ recevra en retour une belle demeure dans la maison du Père céleste. | 6° Invoquer sainte Anne souvent dans la journée par des oraisons jaculatoires. Aucun exercice ne lui fait autant de plaisir que de recourir: souvent à son intercession en réclamant son assistance ‘ans tous nos besoins particuliers, nos peines, nos tentations. L’habitude de l’invoquer très souvent prouve que le cœur lui-même est plein de dévotion. On connaît le dicton infaillible: La bouche parle de l'abondance du cœur.
7 Aller en pèlerinage à son sanctuaire.
Pour bien en profiter, il faut d’abord purifier son intention. Les pèlerinages ne sont pas des voyages d’am'isement; mais bien des voyages de pénitence, de religion #6 de charité soit pour vous, soit pour lez personnes qui se sont recommandées à vos prières. Gardez-y donc un saint recueille
ment; employez le plus de temps possible à prier, à méditer; visitez avec piété le sanctuaire; évitez les rencontres qui sont capables de vous distraire; surveillez vos pas pour n’en faire aucun qui soit de nature à déplaire à sainte Anne. Bien loin d’acheter des boissons enivrantes, tâchez de faire quelques actes de vraie pénitence. Demandez avant tout des grâces directement utiles à votre salut et au salut du prochain, et vous les obtiendrez infailliblement. Demandez ensuite des grâces temporelles avec la plus grande confiance, mais aussi avec une parfaite résignation à la volonté de Dieu. Cette résignation est le premier et le plus indispensable moyen d'obtenir les faveurs célestes. Après votre pèlerinage, si vous n'avez pas été exaucé, continuez à prier avec la même ardeur, et, si votre voyage a été couronné de succès, n'oubliez pas que ia reconnaissance attire de nouvelles bénédictions. (C’est à ce prix que les pèlerinages sont fructueux. Soyez donc fidèle à en faire un, autant que possible, chaque année.
& Si l’on n’a pas le temps de faire de longues prières, réciter tous les matins un Pater et un Ave et offrir son travail quotidien à Jésus, Marie, Joseph et sainte Anne.
Le travail qui est selon les désirs de Dieu a tout le mérite de la prière.
%œ Se confesser souvent et parfs**ement afin de conserver la grâce sunctifiante. Il est facile de comprendre que quiconque veut que ses prières soient un encens d’agréable odeur, doit de toute nécessité purifier son âme de toute souillure, afin que rien n'empêche Dieu de jeter sur lui un regard favorable. ‘‘Si Dieu voit le péché dans mon cœur, dit David, il n’écoutera pas ma prière. ”’
10° Entendre la Messe, recevoir la sainte Communion et faire dire ou chanter des messes: ces exercices de piété sont certairement un des meilleurs moyens pour se rendre agréable à Dieu et en obtenir quelque grâce ou quelque faveur. Il est remarquable que la plupart des guérisons miraculeuses, ou faveurs de tout autre genre, ont été obtenues pendant le saint sacrific:
de la Messe, ou immédiatement après une bonne Communion.
11° Se servir de l’eau ou de l’huile bénites au Sanctuaire de la Bonne sainte Anne.
Il est indubitable que la foi en Ja vertu niiraculeuse- de l’eau de sainte Anne est devénue générale et que l'usage qu'on en fait, par motif de dévotion, produit fort souvent des effets qui tiennent du prodige.
Il faut en dire autant de l'huile de saint
Anne
12° Entrer dans l’Archiconfrérie de la Bonne sainte Anne. Il en est qui ne sont point partisans des Associations religieuses à cause de certains abus. Mais de même qu’on ne condamne pas les églises sous :
prétexte que certaines gens en abusent, on ne doit pas non plus proscrire les Associations. Les immenses avantages qu'on en retire nous font un devoir de les encourager | à la suite de la sainte Eglise et de tous les hommes de Dieu.
18° Lire les Annales qui publient les merveilles de sainte Anne et les répandre autant que possible. Jamais elles n’entrent seules dans une maison; elles y apportent toujours les bénédictions de la toute-puissante Mère de la Reine céleste. Renvoyer les Annales de la Bonne sainte Anne per pur caprice, c’est se nuire à soi-même et à tous ses intérêts.
14° Enfin propager son culte par esprit d'amour et de r. connaissance. Il est des chrétiens fort empressés de prier les Saints et de faire des pèlerinages à leurs églises, quand ils sont dans la peine, mais qui les oublient quand ils se voient soulagés. Leur dévotion est une dévotion mercenaire, intéressée. Ni Dieu, ni les Saints n’aiment les ingrats. Vous donc, âme pieuse, priez sainte Anne en tout temps: dans vos besoins, pour en obtenir le soulagement ; et .
après la grâce obtenue, exaltez partout ses bontés, afin qu’elle vous préserve des peines que l’avenir pourrait vous réserver, et surtout, afin que, sous sa protection, vous puissiez parvenir au bonheur céleste.
Donc que chacun selon ses pouvoirs propage la dévotion à sainte Anne. Un enfant n'est-il pas-heureux et fier de voir que son aïeule est pour tous un objet de vénération.
Serions-nous de dignes petits-enfants de sainte Anne, si nous ne cherchions à la faire aimer de tous nos parents, amis et connaissances? Retenez bien ceci: ceux qui la feront connaître auront une vie toute semée de bienfaits et de consolations, en attendant la vie du ciel dont les joies sont infinies et éternelles. C’est ce double bonheur que nous avons eu en vue en publiant cet ouvrage.
Chers lecteurs, si je vous ai fait quelque bien, dites une prière pour moi, je me souviendrai de vous à l’autel du Seigneur.