A L'AUBERGISTE DE LA HURE
Vendeur de fricot frelaté.
Hôtelier chez qui se fricasse L'ordure avec la saleti', Gargotier chez qui l'on ramasse Soupe maigre et vaisselle grasse.
Et tous les pous de la cité, 'l'on auberge, comme ta face.
Est hure pour la bonne grâce Et groin pour la propreté.
n faul le dire, ajoulail le poète à sa femme, que raubergiste est insolent par-dessus le marché; il vous fail manger du poulet crevc- et vous rit au nc^z, le drôle.
L'excellent M. Foucher, qui transcrit ce passage de la lettre pour sa sœur, M'"*" Asseline, dont le fils raconte ces
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(It'-liiils, ajoulo avec le fontcntenionl <rim i><''rc cl d'un
ltoaii-|)«''re :
« CoiuMKMil hniivcz-vous ccla, ma pclile sœur? avoue/, an moins (juc noire Vielor ne pcnl rien de sa vei-ve. »
Je crois bien!
Dans une aulrc lellrc écrile au relour, el dalée de la place Royale, où M. Fou< lier s'étail inslallé, en allendanl que son apparlcmenl IVil prêl, il écrivail, en faisant la pins délieale des observations sur la papillonne (jni agitait un peu le poète à ce inonienl-là.
Ou joue Anijelo à Montmarlrc. Le plit chien Pilzo est .-n griiiidc faveur aiii.rés de son iiK.itre, leciuel néglige singuiiéromenl su loilclle si soignée naguère, ce (|ni est A'iin bon aiujure.
C'est d'une observation digne de Balzac que de remar- (jner la négligence du poète, n'ayant plus de co([uetterie, et c'est d'une sollicitude paternelle bien loncbanle que d'ajouter : ce qui est d'un bon aufiurr.
J'ai cité ailleurs la lettre de Victor Hugo dans laquelle il parle de sa prière pour ses enfants dans la cbapelle de Notre-Dame de la Délivrance. Celte piété ne rempècbail pas de rire, el «[uebiucs jours après il montrait à ses amis uin> nouvelle satire contre les auberges el les aubergistes.
Celle-là est dalée d'Y ve loi :
One le [lassanl le raille 1 (Ju'cn voyant la muraille Le voyageur s'en aille Sur snu cheval rétif !
Que sans eutriT le coche A ta jiorte s'accroclie !
<Jiic le diable à la broche
Meltc Ion roi ebétif !
Que toujours lui lilc maigi'c,
Qu'un raisin à vinaigre
Emplisse tes paniers !
Yvetol la normande
Où l'on est à l'amende
Chez tous les taverniers !
Logis peuplé de singes
Où l'on voit d'afTreux linges
Pendre aux trous des greniers !
Où le poing d"un bélître
Croit casser une vitre
Et crève un vieux paj)ier I
Où l'on a pour salade
Ce i[u un lapin malade
Laisse dans si:)n clapier!
Ville bâtie en briques.
Triste amas de fabriques
Qui sentent le ranci 1
Qui n'as que des bourriques
Et du cidre en barriques
Sur ton pavé moisi I
Groupe d'informes bouges
Où les maisons sont rouges
Et les filles aussi.
J'avoue que je suis de l'avis de M. Foucher el qu'à mon sens, comme au sien, il n'y a que Victor Hugo pour l'aire un chef-d'œuvre d'une boutade.
On pourrait composer un livre amusant sur les gaietés des grands hommes.
Lamartine, ce qui semblerait plus extraordinaire à ceux qui ne l'ont pas connu, avait aussi de ces échappées de
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poésie jtîaniiiu». Son esprit liieile s'envolait avec les ailes de l'oiseau. Pour (ju'il ne soit pas en reste avec Victor llujfo, je révélerai des vers (jue la postérité ignorerait sans moi.
Pendant un séjour (jue je lis chez Latnai'tineà Montceau, il m'emmena dans une visite qu'il rendait à un propriétaire du voisinage.
.le ne sais s'il reste de rexcellent homme que nous allions visiter, et que je ne nommerai pas, mais (|ui peut être reeonnaissable, des héritiers pour soullrii' du petit l'iilieule que je vais lui attribuer, mais je les pi'ie de m'excuser au nom de la gloire du visiteur.
Le voisin de Lamartine était un collectionneur passionné de croûtes encadrées, qu'il couvrait pudi(iuemenl d'un rideau, <|uand la croûte lui semblait de nature à émouvoir les sens.
Le collectionneur candide était de pins un sculpteur dans ses moments perdus, et il n'avait que de ceux-là. On ne peut imaginer cette sculpture. Je me souviendrai toujours d'un buU'et de salle à manger transformé en oratoire, pour honorer un souvenir pieux, et des têtes d'anges qui remplaçaient des fruits ou du fromage dans la décoration de cette ancienne armoire.
— Vous voyez, nous disait le propriétaire sculpteur en nous montrant deux frimousses en plâtre, dont l'une louchait en bas, tandis que l'autre louchait en haut : celleci est l'àme qui aspire au ciel, celle-là est l'àme qui regrette la terre.
A la vérité ces deux têtes semblaient regretter la terre glaise dont on les avait extraites.
Dans un bosquet du jardin, une bergère qui avait des hanches fort rebondies et des joues comme ses hanches, était censée conduire en laisse un mouton qui ressemblait à un joujou de la foire enfariné. Nous eûmes beaucoup de peine à garder notre sérieux devant ce couple sangrenu. Mais le rire nous échappa en sortant de la maison et dès que nous fûmes remontés dans la voiture, Lamartine me dicta ces quatre vers, comme une inscription à mettre au bas de la bergère du bosquet.
Cette bergère forte et belle Mais à l'œil tant soit peu glouton Engraisse son agneau fidèle Afin de manger du mouton.
Je ne tire aucune conséquence bien sérieuse de ces plaisanteries, si ce n'est que les poètes les plus tristes, c'est-à-dire les plus humains, ont leurs gaietés et que les cimes les plus hautes engendrent la plus belle humeur.
Le 20 avril 1835, Angelo fut représenté pour la première fois sur la scène du Théâtre-Français, Mécontent des procédés d'Harel, sollicité par les comédiens de la rue Richelieu, le poète consentit à tenter une nouvelle épreuve sur la scène qui l'avait trahi. Il comptait sur M"'' Mars,
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mais il voulait lui a<l joiiKJrc M"" Dor-val. (•(tniiiic ('■rmilc, romme rivale.
Rivale ('lait hicii le mol pour .M"' Mars, (|iii, avant de jouer sou i(~ile. Joua tous les iiuiuvais loiirs possibles.
Après uue leelure iulime que \ iclor lui lit par délérenee, au lieu de ehoisir le personnage ([ui couvenail le
mieux à son talent, à son earaelère, à toute la dignité de sa personne, c'est-à-dire le personnage de la femme, Catarina, elle prit le rôle qui s'adaptait le plus strictement à la persoime artistique et aux movens de M"" Dorval, elle voulut absolument jouer le rôle de la Tliisbé.
Ou ne pouvait doutei- (jue M"'' Mars ne jouàl très bien tout ce qu'elle aurait à jouer. Mais sa perfection n'allait jamais au-delà du cadre, et ne dépassait pas les convenances pour s'élancer dans le sublime.
Elle eut peur que M""' Dorval n'obtînt ce triomphe de l'excessif et n'eût de ces traits, de ces élans (|ui enflamment une pièce. Elle pensa (jue l'actrice des boulevards se tirerait moins bien de la passion résignée (|ue de la passion violente.
(^e petit piège ne modifia pas sensiblement le résultat de la représentation. M"' Mars fut irréprochable, et M'"* Dorval mit dans la douceur de Catarina (juelques-uns de ces éclairs rpii donnaient à son talent des surprises de foudroiement.
L'historien, le témoin de la vie de Victor Hugo, nous révèle ([ue la pièce fut allégée d'un troisième acte qui se passait dans uue taverne de bandits et (|ui était rempli par la mort d'Homodei. La chute du lioi s'amuse avait
été provoijuée, disaient les acteurs, par le bouge de Sallabadil. A quoi bon recommencer l'épreuve avec ce bouge dllomodei? Victor Hugo biffa l'acte douteux.
Mais il ne céda pas dans la querelle sournoise que M"*' Mars faisait incessamment à M'"' Dorval, en prenant le poète pour arbitre.
C'est un livre que je recommande à l'esprit et à l'étude des jeunes critiques, et un livre pour lequel je pourrais fournir des notes, que l'histoire de rivalités au théâtre.
Dans un art où la gloire se boit à plein verre et où les ivresses doivent durer si peu, on se dispute naturellement la coupe et les plus grands parmi les comédiens ne sont pas toujours les meilleurs parmi les camarades.
Je me souviens que Rachel ne joua plus volontiers dans Ladji Tartuffe où elle était excellente, parce (jue M"' Emilie Dubois avait eu un succès de naïveté dans le récit de l'ingénue. Frederick Lemaître exigeait qu'on fût toujours un peu en arrière de lui sur la scène, pour que ses évolutions fusseni plus faciles. Je pourrais raconter que le professeur, liniliateur d'un grand comédien vint me trouver, ([uand je faisais de la critique théâtrale, pour me prier de dire moins de bien de son élève, qui jouait avec lui, dans l'intérêt de son élève même, qu'on griserait par trop de compliments.
Ces fureurs de la jalousie artistique sexplitjuent par la nature même de la concurrence et mettent aux prises des intérêts plus implacables que les intérêts d'argent. On
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li'ansijj[o |KMir imo s«iinino l'-noniic h rooevoir. On ne Iraiisige pas pour un luavo. M" .Mars, (|iii ('lail la (jélinïène gàléo (lu |tul)lii'. (Ir peur de voir louihcr tlo sa main l'éventail avei^ le<[uel elle régenlail le pai'lerre, eût volontiers pris un l)àlon p(»ui' assommer toute prétendante à la royauté.
Chicane sur le moindre jeu de scène, réclamation violente pour son droit à la vedette sur l'affiche, discussion avec l'auteur pour le moindre mot, insinuation sournoise |)our faire enlever du rôle de M"" Dorval tous les passages à elfets, M"' Mars ne ménagea aucune mesquinerie, dans la guerre de vanité qu'elle entama, ([uelle soutint énergiquement. La victoire, en |)artageanl les applaudissements, amena un apaisement apparent.
Victor Hugo, à qui Ton devait emprunter (le mol est un euphémisme) tant de sujets d'opéra, consentit, pour plaire à M"'' Bertin, la fille du rédacteur en chet des Débats, à écrire un livret tiré de Notre-Dame de Paris.
Mais Victor Hugo a constaté lui-même que le nom d'Esmeralda était un porte-maliieiir.
L'opéra de M"" Bertin, (jui avail des (jualités très sérieuses, lui sil'llé, comme si Victor Hugo en eût écrit la musique. 11 est vrai que la nouvelle delà mort de Charles X, apprise le soir de la première représentation, détermina un courant légitimiste assez fort pour s'attaquer au,/o//r//(// des Débats, el venger sur la fille du rédacteur en chef les griefs qu'on croyait avoii- contre le journal. M"' Falcon, qui chantait la Esmeralda, perdit sa voix; Nourrit alla se tuer en Italie. Un navire appelé la Esmeralda, faisant la
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traversée de l'Angleterre en Irlande, se perdit corps et biens. Le duc d'Orléans avait nommé Esmeralda une jument de grand prix; dans une course au clocher, elle se rencontra avec un cheval au galop et eut la tête fracassée.
En 1835, après jlwf/Ê'/o, parut le volume des Chants du crépuscule. La gaieté extérieure ne pouvait s'épanouir dans l'àme du grand poète que quand il aurait beaucoup souffert, et épuisé toutes les larmes. Il était trop heureux pour être gai. La sérénité est la récompense de la vie des hommes qui ont beaucoup médité. Malheur aux jeunes qui rient tout d'abord, et il faut se défier des vieillards qui se refroidissent à mesure qu'ils avancent, qu'ils montent vers la grande lumière de la vérité.
Victor Hugo, jeune, aimant, aimé, glorieux, ouvrait son cœur à la pitié envers les vieillards, les proscrits, les haïs ; il traversait avec foi, dans le soleil de son midi, \q crépuscule du temps où vivait la France.
« C'était, comme a dit justement Sainte-Beuve, en répétant Victor Hugo, une heure déjà assombrie, le déclin des espérances, le doute qui gagne, l'ombre allongée qui descend sur le chemin, et avec cela, à travers les aspects lunèbres, des douceurs particulières, comme il en est à
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cctle luMiri' cliariuaiilo : la iiiiil (|iii savaiicc, mais la luiil (|iK' la Irislesse aime comiiie une sœur. »
En I>^37, les Voir intérieures cJouium-ciU une noie analogue de niélaneolie. mais avec plus de colère contre certains hommes el une pitié atlenilric plus IVécjuente pour les malheureux,
Alcxanilre Dumas, dans le feuilleton de la Presse du t) juillel 18;{7, disait : a Jamais notre grand poète n'a plus merveilleusement manié cette matière rehelle qu'on appelle le style. Soit (ju'il coule le bronze, soit (ju'il sculpte l'or, c'est toujours fondu par Michel-Ange, ou ciselé par Benvenuto Cellini. Ainsi que la foudre est formée de trois rayons tordus et mêlés ensemble, ainsi l'œuvre du poète se compose de trois éléments réunis : le mépris, l'amour et la douleur. »
Puisque je cite un article tiré de la l'resse, c'est l'occasion de dire, entre parenthèses, cpie ce fut Victor qui en 1836 écrivit le prospectus du journal de Girardin. Le poète disait :
« Tâchons de rallier à l'idée applicable du progrès tous les hommes d'élite et d'entrain, un parti supérieur qui semble la civilisation de tous les partis inférieurs qui ne savent ce qu'ils veulent. »
XIT
Victor Hugo a gravi, à ce moment, de i8;^7 à 1881), les derniers échelons; il est au sommet. Les Hayons et les Ombres paraissent comme le reflet des derniers combats entrecoupés de nuit et d'éclatante lumière. On discute encore le poète. M. Alexandre Duval veut encore verrouiller l'Académie, pour l'empêcher d'entrer; mais il grandit quand même; il est à cette hauteur où les injures sont les pétards tirés aux jambes de celui qui lève la tête pour voir dans le ciel radieux le feu d'artifice de l'apothéose. Le roi qui a laissé interdire le Hoi s'amuse invite, à propos de l'inauguration du musée de Versailles, en 1837, l'auteur de la pièce interdite, et comme Victor Hugo refuse d'assister à la cérémonie si Alexandre Dumas n'v vient pas, comme Alexandre Dumas refuse l'invitation, parce qu'on ne lui donne pas à cette occasion la croix de la légion d'honneur qu'on lui a promise, Victor Hugo demande qu'on tienne la promesse faite à son ami Dumas ; le duc d'Orléans se charge de l'affaire; le roi signe et les deux grands écrivains entrent bras dessus bras dessous, vêtus en uniformes de la garde nationale, dans la galerie de Versailles.
Victor Hugo fut fait officier de la légion d'honneur à cette occasion et depuis n'eut pas d'autres grades, bien que
LES AiNNËES 1)K MCTUllU:. -Jio
M. IJanloux, iiiiiiistrc sous lu présidence du maréchal Mac- .Malion, ait voulu ([uou lui conférai la plus haute dignité. C/cùl été un contraste de plus avec hi modestie de son char funéraire.
Dans cette félc, la duchesse d'Orléans dit au poète : — J'ai visité rolrc Notre-Dame. — Le roi le li-aita avec une al lent ion toute particulière et le lendemain de la puhlicalion des Voi.v intérieures, on apportait à la place Koyale ce (ahleau dont j'ai parlé plus haut. d'Inès de Castro, avec cette inscription que j'ai lue bien des fois :
Ia' (tue et la duchesse d'Orléans à M. Victor Uuijo, "Il juin ISHT.
Kncore (juchiues pas et la grande victoire de Ituij lilus, pour que l'Académie ne résiste plus à la poussée de la gloire, cl pour que la chambre des Pairs donne une tribune à celui qui a empli déjà tous les autres horizons de sa voix puissanic.
////// lilas est peut-être l'œuvre drauialiciue de Victor Hugo dans laquelle son génie mélancolique et sa force d'expression montrent le plus de charme et le plus de souplesse.
Quand Frederick Lemaître disait ce vers :
Ali! <|uaiul j'a\ais vingt ans, riN'diilc à innii gi'-iiii' !...
il soulevait le fardeau de longues déceptions cl il gonllail les poitrines d'un vaste soupir. Klait-ce, commeje le crois, une identificalion, plus étroite avec l'esprit de son temps?
Mais on trouve dans Huy lilas ce sens intime, sans date historique dans le passé, avec une date mouvante dans le présent et dans l'avenir, qui fait par exemple la gloire éternelle et internationale dHamlet.
Dans Jiui/ Blas, la fable est peu de chose; mais le thème éternel de l'homme d'Etat qui se venge de l'ambitieux (jue le vertige de l'honneur élève au-dessus des abîmes, de l'amour qui couronne le génie, est plus profond et plus vrai que dans toutes les autres pièces de Victor Hugo. Ce conseil, dans lequel les convoitises s'étalent, c'est comme le prélude de l'homme politique qui va crier bientôt à ceux qui se partagent le budget ; bon appétit, messieurs !
Si je n'étais pas de la première représentation, j'étais au moins de la seconde et le souvenir m'est resté précis, émouvant de cette soirée. Frederick, touchant de mélancolie, mais engoncé dans sa livrée, se dégageait et devenait le héros, le maître, dans les actes suivants, et jamais un acteur ne se dressera aussi fièrement, aussi menaçant que lui derrière Don Salluste pour lui dire :
Je crois qiio vous venez (riiisiiller votre reine
Quel vengeur sublime ! et quand, posant les mains sur son cœur, il l'étouffait en disant ; pauvre /lamme, éteinstoi! il s'égalait aux héros les plus grands.
Ruy Blas, que j'aurais honte d'analyser, eut les sifflets comme il eut les bravos ; mais de toutes les pièces de Victor Hugo, peut-être à cause des qualités générales que
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ji- lui ai iccoiiiiuos, cesl celle <|iii esl resiée la plus jeune, la plus aelucUe el dont la reprise est toujours assurée d'un succès plus rapide.
Je répète (jue ce fut la dernière halte du poète. Désormais, il porte en lui assez de l'âme de son temps ; il a sur les hommes cju'il a étudiés, sur les choses qu'il a chantées assez d'opinions précises pour prétendre à un devoir social (linerenl r|ui conserve son génie littéraire el lui donne toute sa portée.
Nous verrons maintenant dans Victor Hugo l'homme polili(jue, non pas se substituer à l'homme de sentiment, mais l'aire de l'inspiration même de ses vers, de ses œuvres en prose, l'inspiration de ses discours à la liihune, de ses actions dans la vie. Les grands génies comme Voltaire et Victor Hugo ne s'appliquent à toutes choses que pour développer et assurer l'unité même de leur idée fixe.