‹ La vie des eaux [electronic resource]Chapitre 41 sur 50 · DE L'UTILITÉ DE PRENDRE LES EAUX MINERALES SUR TLACE · texte numérisé non relu

DE L'UTILITÉ DE PRENDRE LES EAUX MINERALES SUR TLACE

Dulcius ex ipsa fonte bibuntur aqux, dit le vieil adage. Cela est particulièrement vrai des eaux minérales, qu'on contrefait

beaucoup, mais imparfaitement, et qui, pour la plupart, perdent une assez grande partie de leurs propriétés à être transportées au loin.

« Quand nous analysons les eaux, nous n'en avons que le cadavre, » disait un savant médecin. On se trompe donc quand on croit imiter les eaux minérales, et elles ne souffrent pas de moindres déperditions comme vertu, quand on les boit loin de la source.

Cependant M. le docteur Constantin James en signale un certain nombre qui perdent beaucoup moins que les autres au transport, et dont les principales sont celles de Baréges, de Bonnes, de Bussang, d'Enghien, de Pierrefonds, de Pougues, de Pullna, de Saint-G;ilmier, de Seltz, de Spa et de Vichy.

Un autre inconvénient au transport est dans l'extrême cherté de ces eaux, qui, rendues à Paris, coûtent généralement plus cher qu'une quantité correspondante de bon vin.

DU MODE GÉNÉRAL d' ACTION DES EAUX MINÉRALES.

Un des effets les plus constants des eaux minérales, c'est d'imprimer aux fonctions de la peau une nouvelle activité, en dirigeant les lluides du centie à la circonférence. Elles augmentent la transpiration, rétablissent d'anciens flux, d'anciennes éruptions, ou même provoquent un exanthème artificiel, qui, par une dérivation salutaire, dégagera les organes plus profonds. Combien de maladies ne reconnaissent d'autre point de départ que la rétrocession d'un principe morbide dont on ne soupçonnait pas l'existence, ou que masquaient d'autres symptômes! Rappeler ce principe au dehors est, sinon guérir le mal, du moins rendre souvent la guérison possible.

Docteur Constantin Jamks, Guide pratique aux principales eaux minérales.

NOTES

Page 1