DE L UTILITE DES BAUIS POOB LES FEMMES
Los bain* froid* conviennent à toutes les femmes pâles, uerveuses, à toutes (.'elles qui ont des maladies d'estomac ou des Sueurs blanches; niais ils sont toujours nuisibles à celles qui ont une maladie quelconque de poitrine ou de cœur. Ils ne doivent pas durer plus d'un quart d'heure, lorsqu'on est faible et qu'on les prend comme tonique. Les bains froids pris dans les baignoires doivent être encore plus courts, parce que l'on n'y peut pas contre-balancer le refroidissement par les mouvements.
Les bains de mer ont bien plus d'avantages encore que les bains de rivière. Toutes les femmes nerveuses ou faibles devraient y passer une saison : leur santé s'améliorerait à coup sûr, et beaucoup d'entre elles trouveraient une guérison inespérée.
Les bains d'eaux minérales sont utiles dans la plupart des maladies des femmes : les névroses, les ulcères, la stérilité, la chlorose, l'âge critique, etc.; mais le médecin habituel doit diriger chaque malade dans' le choix qu'elle doit faire.
Docteur Piaymom», Études hygiéniques sur la santé,)îa beauté et le bonheur des femmes.
DE L1XFLUEHCE t>ES EAUX EN GENERAL SDK LES AFFECTIONS RERFECSES.
Il est surtout une (lasse de maladies, les affections ncrveuses, qu'on ne peut observer qu'aux eaux minérales, dans leur développement le plus complet, et suis les formes les plus variées, notamment chez les femmes. En général, leur consti-
tution est si frêle, leurs organes si délicats, leurs nerfs si irritables ; les maladies de leur sexe sont si nombreuses, qu'on ne doit pas s'étonner de trouver un si grand nombre de femmes souffrantes aux établissements thermaux; c'est une observation faite depuis longtemps. Il est vrai de dire que toutes les femmes qui vont aux eaux ne sont pas bien malades, et cependant l'inlluence hygiénique n'en est pas moins avantageuse. Sans que la santé soit compromise d'une manière sérieuse, elle est pourtant sensiblement altérée chez quelques-unes; mais, après la saison des eaux, cette santé se raffermit. Précisément parce qu'elles ont fait quelque chose, elles sont tranquilles, elles se portent réellement mieux. 11 n'y a pas de médecin qui n'ait été à même de vérifier de pareils effets. On a vu une dame fréquenter pendant dix ans les mêmes eaux, seulement pour s'entretenir douces la peau, Vhaleine et la voix, trois choses, il est vrai, dont la douceur importe beaucoup à quiconque veut encore plaire. Cette dame, satisfaite à cet égard, jouissait ensuite d'une santé inaltérable. Ainsi quelques moyens de guérison très-simples, mais employés à propos, et dans une juste mesure, produisent souvent des résultats inespérés. Le célèbre Pope, ayant aperçu une femme jeune et jolie à Bath. lui demanda pourquoi elle prenait les eaux. « Par pure fantaisie, dit-elle. — Eli bien, reprit malicieusement le poëte, vous ont-elles guérie? i> Mais Pope ignorait sans doute que le caprice est aussi une véritable maladie nerveuse, capable d'en produire beaucoup d'autres chez certaines femmes, maladie que l'on guérit très-bien par Pinlluence hygiénique de certaines eaux minérales.
Révkillé-Pauise, Unesiiion aux eaux minérales d'Enghien.
M. Alfred de Musset (les poêles sont devins, par conséquent un peu médecins) a exprimé à peu près la même idée, quand il a dit à propos des bains :
« Comme on va chez Rerbaut faire un peu de toilette. On fait de la santé Im-)»;i^ ; e'esl une emplette.
NOTKS.
Di - roses an visage et de la neige au sein, ('.«•la n'esl défendu par aucun médecin
Tant sYn faut.