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Fig. 20. — LE MARBRE ET LA CHAIR. Cette figure, dite de l'ILiSSUS (au Musée Britannique) et détachée d'un des frontons du Parthénon, montre malgré ses mutilations, jusqu'à quel degré les marbriers attiques étaient parvenus dansl'art de rendre l'élasticité de la chair. Ce bloc de marbre vit et respire, parceque le sculpteur nous a montré le thorax qui se gonfle, leentrailles qui pèsent, les muscles détendus, suspendus au squelette. Nulle autre matière que le marbre ne peut suggérer ainsi la vie organique ; ni la terre, qui est sèche et manque de rayonnement ; ni le bois, dont la couleur même fausseles délicatesses du modelé ; ni le métal, qui aiguise les arêtes ; ni toute autre pierre, qui n'a pas cette finesse de grain, cette blancheur lumineuse et cette légère transparence. C'est auprès des carrières de marbre que naissent les beaux sculpteurs de la nudité. Le marbre explique tout un système d'images, ainsi que les pensées et sentiments qui en rayonnent.