‹ La Vie Des ImagesChapitre 53 sur 155 · Z PAIT A · texte numérisé non relu

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Fig. 134. — STATUES EN POSES DE FAÇADE. Ces divines figures du Parthénon, aujourd'hui au Musée BRITANNIQUE, ont le plein relief de statues ;

mais elles présentent des attitudes de façade et se soumettent à la ligne inclinée du fronton. Le sculpteur a présenté de face la divinité assise, disposition qu'il n'eût

amas choisie sur une frise en bas-relief. La figure étendue ne pouvait, au contraire, se déployer que dans le plan du fronton. Toutes les attitudes ont été dessinées de manière à concilier la liberté de la vie et la discipline de l'architecture.

physique étaient observées. Alors, on vit poindre à leur tour les sciences modernes de la nature. Quelques noms sufhsent à rappeler les étapes de cette immense révolution : la sculpture de Chartres, Giotto, l’art florentin du xv€ siècle, Léonard de Vinci, Bacon et Descartes. La première étape fut franchie quand on eut réappris à tailler une figure vivante dans un bloc de pierre; ce sont les artistes gothiques du x1II* siècle qui firent ce premier pas, qui découvrirent la signification du premier hiéroglyphe de la mystérieuse nature. Puis les peintres qui, depuis des siècles, enluminaient les manuscrits et couvraient les murailles de figures aussi pleines de sens que dépourvues de vie s’avisèrent que la peinture pouvait aussi, à l'image de la sculpture, être un «art d'imitation ». Giotto, qui paraît en avoir eu le premier l’idée, a renouvelé cet art et par surcroît inventéun nouvel Évangileiconographique pour avoir peint sur les murs de l’Arena, à Padoue, non plus des silhouettes sinueuses et plates, mais des corps pleins, ronds, qui se meuvent dans l’espace, bien définis dans leur volume, comme les statues contemporaines de Jean de Pise. Et Giotto fut si heureux de sa découverte qu'il ne se contenta pas de modeler des corps cylindriques comme des colonnes ; il les fit tourner, il

se plut même à arrêter les figures du Christ et de la Vierge en des attitudes qui les montrent de profil, et ces attitudes sont toujours les plus belles. On ne les avait jamais vues encore dans l’art chrétien et on ne les retrouvera plus guère. Parfois même, les têtes, en pivotant, se détachent si bien du plan qu'elles entraînent dans leur rotation le traditionnel nimbe circulaire, et ce disque modelé dans le plâtre du mur se présente maintenant de trois-quarts,

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