Voir p. 79, note
meurtrir,
pis (lat. pectus),
poindre,
tuer, poitrine, piquer, percer,
pondre (lat. poneré), déposer,
rien, robe,
chose,
butin, biens conquis,
sevrer (lat. separare), séparer,
couvrir de lég^ blessures ;
tétine de la vac^ de la chèvre ;
paraître comme point;
déposer ses œufs ta parlant de 1' seau) ;
lat. nihil;
ensemble des vêC ments (dans g£ de-robe) et, à "■ sens plus élro vêtement partie lier à longs p] flottants ;
séparer l'enfant c sein, cesser l'a
torcher,
trépasser, viande,
essuyer,
passer au delà, nourriture,
laitement ; essuyer des chos<
sales ; mourir; nourriture de cha
d'animaux ?
La langue possède ainsi une quantité de mots dont ] signiûcation actuelle ne s'explique que par l'usage d moyen âge, — aujourd'hui disparu, — usage dérivé d rectement de l'étymologie.
§ 78. Les mots s'éteignent entièrement. Qu'on jeti un coup d'oeil sur les textes duxvi* siècle, quelle quai tité de termes sont décidément morts! Que Ton inte
*°ge maintenant le vieux français, c'est une langue entière qu'on exhumera de son ossuaire.
11 se publie actuellement un dictionnaire de la vieille langue, ne contenant que les termes disparus ; l'ouvrage aura 8 à 10 volumes, grand in-4° *. A quoi bon donner des exemples qui n'apprendraient pas grand'chose? J'aime mieux rappeler cette page d'un observateur profond et pénétrant dont la curiosité ne se portait pas seulement sur les mœurs de son temps ; je veux dire LaBruyère, qui dans ses Caractères, à la fin du chapitre de Quelques usages, se livre à de curieuses et intéressantes réflexions sur les pertes qu'a faites la langue française au xvn e siècle 2 .
f- Godefroy, Dictionnaire général de l'ancienne langue française; il en a paru déjà 4 volumes.
2» Voir a Y Appendice IL