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III. Verbes

A. Verbes de la première conjugaison.

amare

aimer

lavare

laver

appellare

appeler

levare

lever

balneare

baigner

locare

louer

basiare

baiser

monstrare

montrer

cantare

chanter

nodare

nouer

clavare

clouer

operari

ouvrer

consummare

consommer

portare

porter

coronare

couronner

pretiare

priser

demorari

demeurer

salutare

saluer

dignari

daigner

salvare

sauver

donare

donner

sollicitare

soucier

durare

durer

sonare

sonner

formare

former

tentare

tenter

honorare

honorer

tonare

tonner

laudare

louer

B. Verbes des autres conjugaisons.

admitlere

admettre

colligere

cueillir

audire

ouïr

comprehendere

comprendre

benedicere

bénir

conducere

conduire

cadere

choir

credere

croire

cognoscere

connaître

currere

courre, courir

dicere

dire

placere

plaire

facere

faire

potere (lat. pop.)

pouvoir

finire

finir

putere

puir, puer

fodere

fouir

putrere

pourrir

frigere

frire

reducere

réduire

fugere

fuir

respondere

répondre

fundere

fondre

ridere

rire

gaudere

jouir

rumpere

rompre

inducere

enduire

scribere

écrire

jacere

gésir

sedere

seoir

jungere

joindre

sentire

sentir

légère

lire

sequere (lat. pop.

) suivre

lucere

luire

tacere

taire

mentiri

mentir

tenere

tenir

moriri (lat.

pop.) mourir

tondere

tondre

movere

mouvoir

ungere

oindre

mucere

moisir

valere

valoir

nascere (lat,

pop.) naître

venire

venir

nocere-

nuire

vestire

vêtir

nutrire

nourrir

volere (lat. pop.j

| vouloir

parescere

' paraître

Nous donnons ici, avec un commentaire explicatif, la page de La Bruyère (Caractères, De quelques usages, fin) que nous signalions plus haut (page 464).

Qui pourrait rendre raison de la fortune de certains mots et de la proscription de quelques autres ?

Ains a péri : la voyelle qui le commence, et si propre pour Télision, n'a pu le sauver; il a cédé à un autre monosyllabe, et qui n'est au plus que son anagramme *. Certes est beau dans sa vieillesse, et a encore de la force sur son déclin; la poésie le réclame, et notre langue doit beaucoup aux écrivains qui le disent en prose, et qui se commettent 2 pour lui dans leurs ouvrages. Maint est un mot qu'on ne devait jamais abandonner, et par la facilité qu'il y avait à le couler dans le style, et par son origine, qui est française 3 . Moult,

1. Ains, du latin populaire anteis, antiis, sorte d'ablatif pluriel tiré de antea, signifiait en vieux français awml, de préférence, mais; il a disparu au xvi° siècle. Mais, du latin magis, qui signifiait dans la vieille langue plus, de plus, a hérité de ains et de son sens adversatif, en perdant la plus grande partie de ses emplois primitifs.

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