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bores, les Pivoines, les folioles extérieures de la lleur ou sépales, rappellent la forme des feuilles supérieures. Chez le Nénuphar blanc, les sépales perdent leur couleur verte sur les bords et sur leur paroi interne; les pétales, à leur tour, se modifient
Fig. 101. — Groupe de fleurs ou inflorescence Fig. 102. — Groupe de fleur* ou in-
insensiblement, à mesure qu’ils se rapprochent du centre de la fleur, de sorte que leur transformation en étamines est des mieux graduées. Les folioles placées plus haut encore ou feuilles carpellaires se referment par leurs bords, comme chez les Ancolies, ou se réunissent bords à bords, comme dans les Verveines, les Millepertuis, et constituent une cavité qui prend le nom d’ovaire. Les sommets des
d’un Saule femelle.
florescence d'un Saule mâle.
feuilles qui surmontent l’ovaire sont les styles. 11 est vrai que souvent l’ovaire n’est pas formé entièrement par des feuilles ; c’est dans les cas où le ré-
Fig. 105. — Nénuphar blanc. Transformation insensible des folioles du périanthe eu étamines.
ccplacle floral a son sommet profondément concave ; alors le réceptacle lui-même devient l'ovaire, et les feuilles qui le surmontent ne servent souvent qu’à fermer l’ouverture et à constituer les styles. Enfin, les ovules sont portés sur l’axe qui se dispose en placenta simple ou divisé ; on pourrait presque les assimiler à des bourgeons, mais ils sont de nature plus complexe.
Toutes les parties de la fleur sont d’abord agencées les unes sur les aulres et forment le bouton, comme les jeunes feuilles réunies formaient le bourgeon. Elles sont placées sur l’axe, disposées les unes par rapport aux autres selon des lois lixcs,
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LES PLANTES SE MARIENT
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comme les feuilles; toutes les fleurs de la même espèce sont composées du môme nombre d’éléments semblablement placés. La position même de chaque fleur est déterminée d’avance, aussi bien lorsqu’elle est isolée sur une plante que lorsqu’elle est réunie à d’auires pour former ce qu’on appelle une inflorescence en bouquet. La connaissance de toutes ces particularités exige une étude que nous ne pouvons entreprendre ici ; nous renvoyons aux traités de botanique.
Lorsque les pétales ont une belle couleur ou renferment des principes odorants, on cherche à les multiplier.
Oll ^ ariive en cul- Fig. 10o. — Petite Centaurée. Inflorescence tivant la plante par 0,1 disposition des ,,eurs-
des procédés connus. On double, triple, quadruple les pétales, ou l’on transforme en pétales les nombreuses étamines d’une fleur. On obtient ainsi des fleurs doubles, mais qui, souvent, sont incapables de se reproduire par graines.
L’observation des faits établit nettement que les distinctions de sexe, chez les plantes, ne sont pas des rêveries, des jeux de 1 imagination. Hérodote, qui mourut 406 ans avant notre ère, raconte que les Babyloniens distinguaient les Dattiers mâles des Dattiers femelles et qu’ils faisaient des rapprochements de ces deux plantes pour obtenir des dattes. En Égypte, les cultivateurs qui exploitent les Dattiers multiplient les pieds femelles et rie conservent que peu de pieds mâles ; la proportion est d’environ 1 pour 100; souvent même, les pieds femelles sont seuls conservés. A chaque époque de floraison, des bouquets de fleurs staminées sont rapportés de régions éloignées et secoués sur les fleurs pislillées. En 1800, les fellahs égyptiens, tourmentés par l’armée française, ne purent aller dans les déserts chercher des fleurs mâles , les Dattiers femelles ne furent pas fécondés et toute la récolte de dattes manqua.
Chaque jour, de nouvelles expériences montrent que des plantes femelles nées en prison et maintenues isolées ne donnent jamais de graines.
Lorsqu’une plante femelle arrive des contrées lointaines dans notre pays, elle peut fleurir, mais elle ne donne de graines que lorsque le pied mâle est venu la rejoindre.
Qu’on mutile à temps une fleur hermaphrodite en lui coupant les iilaments mâles et qu’on empêche tout contact avec les fleurs voisines de la même espèce, la fleur sera incapable de transformer ses ovules en graines.
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La partie active des fleurs mâles, celle qui est indispensable à la fécondation, c'est la poussière contenue dans la poche de l’étamine.
En effet, il suffit qu’un peu de celle poussière projetée naturellement ou artificiellement, arrive sur l’extrémité glanduleuse du prolongement de l’ovaire (le stigmate), pour qu’il y ait grande chance de fécondation heureuse.
Les jardiniers de nos serres font chaque jour des mariages entre leurs plantes (mises à l’abri des vents et de l’atteinte des insectes). C’est au procédé qu’ils emploient que l’i le de la Réunion doit aujourd’hui sa grande production de vanille. Jusqu’en 1841, cette colonie renfermait peu de Vanilliers; parmi les fleurs qui se montraient, quelques-unes seulement étaient suivies d'un fruit, ce qui tenait au voyage rarement heureux du contenu de l’étamine. A celte époque, un jeune nègre de douze ans, chargé de soigner des Vanilliers, s’avisa de porter sur la sommité glanduleuse du prolongement de l’ovaire, la masse de poussière conglomérée contenue dans l’anthère, et il s’aperçut qu’un fruit succédait à chacune des fleurs sur lesquelles il avait opéré. Comme le procédé qui multipliait les fruits multipliait en même temps la richesse du propriétaire, il ne put être tenu secret bien longtemps. Tous les colons pratiquèrent bientôt la fécondation artificielle. Aujourd'hui, les Vanilliers sont si nombreux à la Réunion, que le prix de la vanille a considérablement diminué.
Chez un très-grand nombre de plantes, le contenu de l’étamine ne s’échappe qu’après l’épanouissement de la fleur ou pendant qu’il se fait. L’épanouissement consiste dans le déplacement, la disjonction des folioles qui constituent le bouton. Il s’opère pour chaque plante, à des époques particu-
Fig. 10G. — Fleur grossie d’Orchis tacheté. L’androcée consiste en deux poches qui contiennent du pollen aggloméré en masses, comme celui de la Vanille.
liôres de l’année, à certaines heures de la journée, par un temps plus ou moins humide. De sorte que l’on a pu établir, avec assez de raison, ce que l’on a appelé un calendrier de Flore, une horloge de Flore, un hygromètre de Flore.
En prenant pour guide un calendrier de Flore, on pourra se procurer l’agrément de voir fleurir, avec une approximation variable :
LES 1* LA N TE S SE MARIENT
En janvier, l’Hellébore rose de Noël, le Safran, le Tussilage odorant ou Héliotrope d’hiver, clc. ;
En février, la Galanthinc perce-neige, l’Érantlie d’hiver, l’Hellébore pourpre, la Violette de Parme, etc. ;
En mars, l’Anémone Sylvie, la Grande Pervenche, les Pâquerettes, la Giroflée jaune, etc.;
En avril, le Lilas, diverses Anémones, des Scilles, des Narcisses, des Fritillaires, des Tulipes, etc. ;
En mai, la Giroflée quarantaine, la Gentiane bleue, l’Ancolie, quelques Campanules, etc.;
En juin, les Balisiers, les Capucines, les Glaïeuls, la Digitale pourprée, etc. ;
En juillet, le Soleil Tournesol, les Tigridia, les Scabieuses, l’Amaryllis bclladona, les Gouets, etc. ;
En août, le Jonc fleuri, la Balsamine à fleurs doubles, les Belles-de-nuit, les Stramoines, les Piedsd’alouette, etc. ;
En septembre, la Campanule pyramidale, les Dahlia, les Ketmies, des Lupins, des Verveines, des Scabieuses, etc. ;
En octobre, des Reines-Marguerites, des Mufliers, des Ricins, le Gynérium argenté, le Réséda odorant, etc. ;
En novembre, le Cobæa grimpant, les Capucines
Fig. 107. — Pollen en masse* de la fleur d’Orcliis tacheté.
des Canaries, l’Ëupatoirc à feuilles molles, différentes espèces de Morclle, etc.;
En décembre, la Jacinthe romaine blanche, le Tritelia à fleur isolée, la Tulipe dite duc de Tbol, etc.
Le tableau qui précède ne doit pas être pris à la lettre. Parce qu’une plante est indiquée comme fleurissant dans le mois de mai, il ne s’ensuit pas qu’elle défleurisse le 51 de ce mois, pour êlre remplacée par d’autres qui fleurissent précisément le 1er juin. Il est des plantes, telles que le Dahlia, les Primevères, les Violettes, etc., qui produisent une longue série de fleurs et restent fleuries pendant plusieurs mois.
l)e Candolle a remarqué qu’à Paris, en été :
Le Liseron des haies s’épanouit entre trois et quatre heures du matin.
La Matricaire odorante, entre quatre et cinq heures.
Le Pavot à tige nue (P. nudicaule L.), à cinq heures.
Le Liseron tricolore, laLampsana commune ou Ilerhe à six mamelles, entre cinq et six.
Les Épervières, les Laitrons, entre six et sept.
Les Nénuphars, les Laitues à sept heures.
Le Miroir de Vénus (Specularia spéculum ), de sept à huit.
Le Mouron des oiseaux, à huit heures.
La Nolane couchée, entre huit et neuf.
Le Souci des champs, à neuf heures.
La Glaciale, entre neuf et dix.
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La Ficoïde nodiflore, de dix à onze.
Le Pourpier, à onze heures, ainsi que le Tigridia (|ucue de paon (appelé, pour cette raison, Damed'onze-heures).
La plupart des Ficoïdes, à midi.
Le Silène noctitlore, entre cinq et six heures du soir.
La Belle-de-nuit, entre six et sept.
Le Cierge à grandes Heurs, l’Onagre à quatre ailes, entre sept et huit.
Le Liseron pourpre, que les jardiniers ont nommé Belle-de-jour (sans doute parce qu’ils la trouvaient toujours ouverte avant leur lever), s’épanouit à dix heures du soir.
Les fleurs des Cistes, des Lins, qui s’épanouissent entre cinq et six heures du matin, se détruisent avant midi.
Les (leurs du Tigridia queue de paon, qui s’épanouissent à onze heures, se flétrissent vers quatre heures du soir.
Les fleurs du Cierge à grandes fleurs, qui s’épanouissent entre six et sept heures du soir, se ferment vers minuit.
L’Ornithogalle en ombelle épanouit ses fleurs pendant quelques jours à onze heures du matin, et les ferme à trois heures du soir.
La Ficoïde noctitlore, qui s’épanouit plusieurs jours de suite à sept heures du soir, se referme vers six ou sept heures du matin.
Plusieurs (leurs changent d’aspect à l’approche
de la pluie et reprennent leur position première lorsque l’atmosphère cesse d’être humide. Ce fait est fréquent chez les plantes dites composées, telles que les Pissenlits, les Chicorées, certains Soucisy les Laitrons, etc. La plupart ferment leurs fleurs et prennent un aspect triste lorsqu’il pleut. D’autres, qui ont les fleurs dressées quand le ciel est serein, les ont pendantes et renversées si l’orage survient.
L’Hélianthe annuel présente un singulier phénomène : la tige se termine par un large plateau qu’on appelle à tort sa fleur, mais qui, en réalité, est une réunion d’un grand nombre de fleurs; tandis que les fleurs du centre ont une corolle peu apparente, celles de la périphérie ont des folioles d’un beau jaune : c’est ce qui a fait donner à la plante le nom de Soleil. Le support de cette réunion de fleurs se tord sur lui-môme, de manière que le matin, le plateau floral regarde l’orient; à midi, il regarde le midi; le soir, il regarde l’occident. 11 semble, pour parler le langage ordinaire, que cette partie de la plante suive le soleil dans sa course. Ce fait, connu depuis très-longtemps, a fait donner à l’Hélianthe annuel un troisième nom, celui de Tournesol. Beaucoup de plantes des champs imitent le Tournesol. « Lorsque le soir, dit Hegel, on entre dans une prairie en regardant le couchant, on n’y voit que fort peu de fleurs, parce qu’elles sont toutes tournées vers le soleil couchant; au contraire, si l’on y arrive du côté op-
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posé, ou voit la prairie briller de l’éclat de mille ■et mille corolles. De même, lorsque, de grand matin, l’on se dirige vers la prairie en regardant l’occident, on n’y aperçoit pas de fleurs, parce qu’elles sont restées inclinées du côté où le soleil s’est couché; mais on les verra se retourner vers l’orient à mesure que le soleil s’élèvera sur l’horizon. >'
Tous les êtres organisés ont en eux un foyer de vie entretenu, avivé par toutes les forces de la création. Ces forces se combinent entre elles de mille manières et produisent, comme résultante, cette harmonie universelle qui apparaît si admirable lorsqu’on peut y penser sans vertige. L’être vivant n’a pas seulement la vie dans toutes ses parties, il jouit du droit de constituer, avec une portion de lui-même, un autre être vivant. Tantôt cette portion, telle qu’un bourgeon de polype, de végétal, se détache et constitue immédiatement un individu distinct; tantôt elle ne devient être distinct qu’après son rapprochement d’une portion analogue fournie par un être de l’autre sexe.
Ce n’est, pas seulement l’homme qui devient l’agent matrimonial des plantes ; c’est un être quelconque, abeille, mouche ou papillon; c’est le zéphyr ou l’ouragan. Mais combien de plantes se privent d’intermédiaires! Nées immobiles, fixées au sol, elles ne se sont jamais déplacées, même pour chercher leur nourriture; mais le moment de perpétuer l’espèce est arrivé, et elles exécutent des mouvements lents ou saccadés les plus surprenants.
Il suffît de regarder pendant quelques instants une couche de Melons fleuris, pour remarquer des abeilles volant de fleur en fleur, se plongeant avidement au fond de chacune, se retournant et se trémoussant dans la coupe dorée; au moyen de ces mouvements, l’insecte ébranle la fleur, fait tomber sur ses membres ou sur son corps la poussière fécondante des mâles, et, messager d’amour à son insn, la porte sur les fleurs femelles visitées à leur tour.
Dans les contrées tropicales, les colibris, les oiseaux-mouches remplissent, par rapport aux plantes, le rôle dont se chargent chez nous les abeilles et la petite gcnt ailée.
Il est des arbres qui fleurissent avant l’éclosion des insectes : tels sont l’If, le Pin, le Sapin, etc.; les mouches ne peuvent donc pas être pour eux des agents de mariage, elles sont remplacées par les courants atmosphériques. En effet, à la fin de Phiver, au commencement du printemps, les Ifs, les Pins, etc., se garnissent de petites poches remplies d’une poussière jaune pâle ou pollen, et, à un moment donné, ces petites poches s’ouvrent ; elles donnent issue à la poussière, qui est enlevée, disséminée par les vents et. portée sur des Ifs femelles ou sur les fleurs pistillées des Pins, des Sapins.
Parfois, la quantité de pollen répandue à certains endroits est si considérable qu’elle a fait croire à des pluies de soufre. Le vent est vraiment un grand marieur; il se joue de la distance et des barrières
LES PLANTES SE MARIENT
qui séparent les futurs conjoints ; il marie les Palmiers au désert et les plantes des enceintes les mieux gardées.
La Vallisnérie spirale se passe du bon office des insectes et des courants d air. C’est une herbe qui croit au fond des eaux tranquilles; elle est trèscommune dans quelques lacs et étangs du midi de la France, et en particulier dans le canal du Languedoc. Comme le Saule, comme l'If, elle a des pieds mâles et des pieds femelles. Les fleurs pistillées sont à l’extrémité de pédoncules qui peuvent s’allonger assez pour les amener à la surface de l’eau; elles ne s’épanouissent que lorsqu’elles sont arrivées en celte position. Les fleurs staminées sont groupées, protégées par des écailles et placées au fond de l’eau sur de courts pédoncules qui ne peuvent s’allonger Lorsque le moment de l’union est arrivé, ce qui est indiqué par l’épanouissement des fleurs pistillées, le groupe des fleurs staminées se détache brusquement du pied qui le porte, monte à la surface de l’eau, et, à l aide des mouvements d’onde, se rapproche en s'épanouissant de chaque fleur pistilléc. L’acte est accompli, le long pédoncule se raccourcit en spirale et ramène au fond de l’eau la fleur femelle qui y mûrit son fruit.
Ce phénomène curieux est connu depuis longtemps; Castel le raconte (1797) dans son poème les Plantes , l’abbé Delille le ch ante à sa manière pompeuse dans les Trois Règnes (1809), etc.
Chez un grand nombre de plantes telles que des
Algues, des Mousses, des Fougères, etc., la poussière fécondante des étamines est remplacée par de petits corpuscules droits ou courbes, doués de motilité dès qu’ils sont échappés de la poche qui les contient. Ils sont souvent munis de cils qui les font progresser et arriver sur l'organe rempli de spores en voie de développement. La recherche et l’examen de ces petits corps ne présentent aucune difficulté. Qu’on ramasse des pieds mâles et adultes de cette belle Mousse si abondante dans nos bois et qui porte le nom dePolytric commun, de Mousse dorée, qu’on place une goutte d’eau sur l’espèce de rosette terminale de chaque rameau et qu’on secoue cette rosette sur le porte-objet d’un microscope, on assistera à un spectacle des plus singuliers. La goutte d’eau devient un océan dans lequel des centaines d’êtres (anthérozoïdes) exécutent des courses vagabondes; ces êtres ont la forme de hameçons, de crochets; leur tête est munie de deux longs cils qui flottent en arrière comme la crinière d’un cheval en course. Courses inutiles puisqu’elles ne doivent pas, dans notre expérience, atteindre le but indiqué par la nature.
Mais, dans les bois, les pieds femelles se trouvent ordinairement à proximité des pieds mâles, et, soit que le corps ait été lancé par élasticité, soit qu’il ait été soulevé par un courant d’air, il vient s’engager dans une petite cavité terminale que porte le pied femelle. Dès lors, celle-ci est apte à développer sa postérité, elle s’allonge en un beau fila-
Fig. 108. — Vullisnéric spirale.
1. pied femelle; i, pied mâle laissant aller à la surface de l'eau des bouquels
de (leurs
Ui6 P LAMIES SE MARIENT.
ment soyeux terminé par une urne élégante qui se remplit de spores.
Chez les Charognes, les petits corps qui vont féconder les spores oïd une forme spéciale. Ils sont en grand nombre et placés dans de longs poils placés à proximité du sac a spores; chacun est renfermé dans une loge particulière. Lorsqu’un de ces corps s échappe de sa prison, il a la forme d’un petit serpent; sa tète amincie porte deux longs
ci lsvibraliles qui s’agitent comme deux longs cheveux, et sa queue est renfh e dans une assez longue portion de son extrémité.
!>i l’on reçoit ces petits corps singuliers dans une goutte d’eau placée sur le porte-objet d’un microscope, on les voit tournoyer sur leur axe, agiter continuellement leurs cils et progresser à la
Fig. ICO.
Polylric commun.
2, pied femelle surmonté par une ur
rempede spores ;3ur„e donnai
s et le chapeau i sont retirés ; les d- , du bord de l'ouverture sont relev, "ssei ec happer les spores; fi, pj mâle avec sa rosette terminale.
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manière d’une hélice rigide. C’est au mois de juin ou de juillet qu’il faut se livrer à leur recherche; „ > on les trouve facilement;
on constate que leurs mouvements durent souvent pendant toute une journée.
Dans un grand nombre
d’algues , telles que les Fucus , on voit, à l’époque convenable, de petits corps analogues (anthérozoïdes) doués de mouvement; ils ont le plus souvent la forme d’une petite sphère munie de deux cils; chez . vii-m d’autres plantes, les Pellia,