‹ La Vie des saintsChapitre 111 sur 536 · SAINT JEAN CLIMAQUE · texte numérisé non relu

SAINT JEAN CLIMAQUE

De bonne heure, il s’appliqua à l’étucle, et fit assez de progrès pour mériter l’épithète de Scolastique (savant). Mais, vers 540, il renonça à tous les avantages que pouvaient lui procurer ses talents pour quitter son pays, probablement la Palestine, et entrer au monastère du

Fig. 52. — Vue du ruont Sinaï.

mont Sinaï. Le silence, l’humilité et l'obéissance, telles furent les principales vertus auxquelles il s’exerça durant son noviciat.

A la mort du vénérable maître qui l’avait formé, Jean alla vivre en anachorète dans l’ermitage de Thole, au pied de la sainte montagne. Il y passa quarante années dans une méditation continuelle des devoirs de la vie religieuse. Ses frères l’ayant sollicité d’en tracer le code par écrit, il composa un livre intitulé l’Échelle, en grec K) dgA, d’où lui est venu le surnom de Climaque. Chacun des chapitres ou

échelons, au nombre de trente, sert de degré pour s’élever au ciel par la pratique des vertus évangéliques ; ce sont comme les diverses stations de la voie intérieure, depuis la fuite du monde et du péché jusqu’au détachement absolu des choses de la terre. L’auteur y raconte, dans un désordre pittoresque, les exemples édifiants dont il a été témoin oculaire, en visitant les monastères de l’Egypte, oh l’ancienne discipline s’était presque partout conservée. Vers l’an 600, il fut élu abbé du mont Sinaï, et reçut en cette qualité une lettre du pape Grégoire le Grand, qui se recommandait à ses prières. Il n’avait quitté qu’à regret sa chère solitude, et il y rentra, quelque temps après, pour y mourir (30 mars 605).

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