‹ La Vie des saintsChapitre 129 sur 536 · SAINT JULES · texte numérisé non relu

SAINT JULES

Lorsque Jules, prêtre romain, fils de Rustique, fut élu pape à la place de saint Marc (6 février 337), la querelle suscitée parles ariens à saint Atlianase était dans toute sa force. De part et d’autre, elle fut portée devant le saint-siège pour y être examinée. Les ariens, confondus, n’en appelèrent pas moins au jugement d’un concile. Le pape, afin de leur ôter ce dernier prétexte de plainte, en assembla un à Rome, en 341, où le patriarche d’Alexandrie fut déclaré innocent des

calomnies entassées contre lui. Ses ennemis ne s’y étaient pas rendus, et Jules leur écrivit à ce propos une lettre que, sous le rapport de l’esprit évangélique, on peut regarder comme un des beaux monuments de l’antiquité. Peu après, l’empereur Constance manda auprès de lui Atlianase, qui séjournait à Rome, et, après avoir entendu sa justification, convoqua un concile à Sardique (Sofia), en Bulgarie. La plupart des évêques dépossédés par l’hérésie furent rétablis sur leurs sièges, les ariens sévèrement condamnés, et le pape reçut des félicitations solennelles pour la prudence et la fermeté qu’il avait déployées dans cette longue dispute. Saint Jules mourut le 12 avril 352.

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