SAINTE CLAUDIE ET LES VIERGES D’ANCYRE
Au commencement de l’année 304 fut publié le troisième édit de Dioclétien, dont Constantin disait qu’il semblait avoir été écrit avec une plume trempée dans le sang. Une seule peine devait être uniformément appliquée aux chrétiens, la mort, et chaque gouverneur de province avait reçu l’ordre de mettre tout en œuvre pour les découvrir et vaincre leur résistance.
La persécution éclata avec violence, en Galatie, grâce à un certain Théotecne, qui avait promis à Galère de réduire (( les rebelles )) à l’obéissance. Parmi les exécutions, une des plus odieuses fut celle des sept vierges d’Ancyre : Claudie, et après elle Julitte, Alexandrine, Thécuse, Euphrasie, Matrone et Phaïne. Elles formaient ensemble une sorte de communauté, vivant en religieuses dans leurs maisons et pratiquant dès l’enfance les vertus évangéliques. Presque toutes étaient consumées de vieillesse, de jeûnes et d’infirmités. Sans égard pour leur âge, on les livra à la brutalité des soldats. Le ciel n’ayant point permis une telle profanation, le gouverneur s’avisa, par un raffinement de me-