‹ La Vie des saintsChapitre 208 sur 536 · SAINT PHILIPPE DE N ER I · texte numérisé non relu

SAINT PHILIPPE DE N ER I

ques, travailler sans cesse à la conversion des pécheurs, au redressement des moeurs grossières, au salut des vicieux et des misérables. L’intérêt que lui avaient inspiré les malades pauvres lui suggéra l’idée d’établir la confrérie de la Trinité (1548), et de bâtir un hôpital qui subsiste encore à Rome.

Fig. 102. — Portrait du cardinal Pierre de Berulle, général de l’Oratoire en France. D’après la gravure de B. Audran. XVIIe siècle.

Sur les instances de son confesseur, Philippe consentit à recevoir la prêtrise à trente-six ans, ce qu’il avait refusé jusque-là par humilité, et après son ordination, il se retira dans la communauté des prêtres de Saint-Jérôme. Chargé d’entendre les confessions des fidèles, il se vit bientôt entouré d’une foule de pénitents, et la conversion des plus

endurcis était assurée dès qu’il pouvait leur parler. C’est alors que, 11e suffisant plus à sa tâche, il se mit à recevoir dans sa chambre ceux qui venaient lui demander des avis spirituels ou le consulter sur des cas de conscience. Comme les prêtres qu’il avait formés à la perfection se réunissaient chaque jour chez lui pour prier, on appela sa maison V Oratoire , et la congrégation nouvelle, fondée en 1564 pour l’instruction des jeunes gens et approuvée en 1575, en prit le nom. Philippe lui donna quelques règles et en fut le premier supérieur général. Peu de temps avant sa mort, arrivée le 25 mai 1595, il résigna ces fonctions à Baronius, le plus célèbre de ses disciples.

L’Oratoire, qui fut introduit en France en 1611 par le cardinal Pierre de Berulle, a compté une foule d’hommes remarquables, notamment en ce siècle le P. Gratry et le cardinal Newman.

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