JUIN. — SAINTS GERVAIS ET PROTAIS
la vivacité de sa croyance, il fut condamné à périr sous le fouet. Astasius demanda à Protais : « Tu n’as pas peur de mourir, malheureux? — Je ne suis pas malheureux, » répondit-il, (( et je n’ai pas peur. Si quelqu’un de nous deux a peur de l’autre, c’est bien toi. Pourquoi veux-tu
ma mort, si tu ne me crains pas?» Protais eut la tête tranchée. On place leur mort dans la seconde moitié du premier siècle. En 385, saint Ambroise découvrit leurs reliques, avec plusieurs marques qui en constataient l’authenticité. Leur culte se propagea rapidement, et on leur dédia un grand nombre d’églises.