‹ La Vie des saintsChapitre 251 sur 536 · SAINT DIÉ OU DIEUDONNÉ · texte numérisé non relu

SAINT DIÉ OU DIEUDONNÉ

Issu d’une noble famille de la France occidentale, Dié ( Deodatus ) fut élu vers 655 évêque de Nevers. Trois ans plus tard, un penchant irrésistible pour la solitude lui fit résigner son siège. D’abord il marcha vers le nord, dans l’espoir de fixer son séjour en quelque lieu reculé de l’immense forêt de Haguenau; mais le mauvais vouloir des paysans, dont notre ermite attaquait les grossières croyances, le contraignit plusieurs fois de s’éloigner. Cependant, soutenu par la protection de Childéric II, roi d’Austrasie, il s’arrêta quelque temps à Ebersheim , y bâtit un monastère ainsi qu’une église, et en fit la dédicace en présence d’un grand concours de peuple. Rebroussant chemin jusqu’au cœur des Vosges, il commença par mener la vie d’un anachorète dans une caverne ; puis ayant obtenu la donation du val de Galilée, il fonda, au confluent du Rotbach et de la Meurthe, une abbaye nommée Jointure. Il eut plusieurs disciples célèbres par leur sainteté, entre autres Arbogaste et Florent, qui furent successivement évêques de Strasbourg. Sa mort arriva le 19 juin 679.

Autour de l’abbaye s’éleva une ville, qui prit le nom de Saint-Dié.

20 juin.

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