SAINT CALAIS
’ une noble famille arverne, Calais, né vers 4G0, fut élevé au couvent de Menât, voisin de Riom, et il y prit l’habit religieux. Peu content des exercices qui s’y pratiquaient, il le quitta avec saint Avit, et tous deux se mirent en quête d’une communauté austère; celle de Micy, près d’Orléans, les retint quelque temps sous la discipline de saint Mesmin ; ensuite ils passèrent en Sologne, et de là dans le Perche. L’exemple des anachorètes de la Thébaïde obsédait l’esprit de Calais : il s’aventura seul à travers les landes et les forêts du Maine, et choisit, sur les bords de l’Anille, un site propice à son amour de la solitude, et nommé alors la Case Gayant. Mais la retraite, bientôt découverte, se peupla de néophytes ardents à suivre les sentiers de la perfection, et notre saint, ne voulant pas se dérober à leur ferveur, les emmena, non loin de là, dans un fonds octroyé par le roi Childebert. Par ses
soins un monastère y fut bâti (515), qui reçut le nom d’Anille, et donna naissance à la ville de Saint-Calais ; il le gouverna avec sagesse, et telle était sa fermeté qu’en ayant interdit l’entrée aux femmes, il refusa de faire fléchir le règlement en faveur de la reine Ultrogothe, sa protectrice. Il mourut entre 540 et 542, le 1er juillet.