‹ La Vie des saintsChapitre 348 sur 536 · AOUT. — SAINT CÉSAIRE D’ARLES · texte numérisé non relu

AOUT. — SAINT CÉSAIRE D’ARLES

voisin, le Rebais, bien qu’il lui eût donné celui de Jérusalem comme un symbole de paix et de contemplation (634). A l’exemple de ses frères, il voulait achever ses jours dans cette retraite ; mais le roi' et les grands s’y opposèrent, et il lui fallut garder encore ses fonctions jusqu’au moment où il fut élu évêque de Rouen (mai 640), en même temps qu’Eloi l’était à Noyon.

Saint Ouen exerça dans son diocèse une sorte de souveraineté à la fois spirituelle et temporelle ; car il avait obtenu de Clovis II un privilège d’après lequel on ne pouvait y établir sans son aveu ni évêque ou abbé, ni comte ou autre juge. Pendant la longue durée de son pontificat, il renouvela la face du pays par des missions fréquentes et de nombreuses institutions. C’est ainsi qu’il bâtit des maisons de refuge et de secours, répara les routes et ouvrit de nouveaux centres de population; il embellit et orna les églises, et multiplia les fondations monastiques, dont l’une, à Rouen même, a gardé son nom, consacré par la plus admirable des basiliques normandes. En 644, il assista au concile de Châlons-sur- Marne.

Ayant été chargé par Thierry III de négocier la paix aveo Pépin, duc d’Austrasie, il réussit dans son ambassade; mais à peine était-il arrivé à Clichy, où résidait la cour mérovingienne, qu’il mourut, en quelques jours, d’une fièvre pernicieuse (26 août 683). Son corps fut transporté à Rouen.

On a de saint Ouen une Vie de saint F loi, écrite d’un style simple et clair, et l’un des grands monuments historiques du septième siècle.

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