‹ La Vie des saintsChapitre 357 sur 536 · AOUT. — SAINT FIACRE · texte numérisé non relu

AOUT. — SAINT FIACRE

que temps delà, l’abbé étant mort, sa précoce sagesse le fit choisir comme son successeur. Envisageant dans la charge qui venait de lui être imposée, non les honneurs, mais les devoirs, il redoubla d’exactitude dans l’accomplissement des moindres pratiques de la vie pénitente. Cependant son humilité y était mal à l’aise, et, un jour, il prit la fuite pour aller se réfugier dans les montagnes du Morvan, en un lieu qui fut appelé depuis la Celle, ou cellule de saint Merry. C’est là que ses religieux le découvrirent et le déterminèrent, avec l’intervention de l’évêque d’Autun, à reprendre ses fonctions. Il s’y résigna et conduisit encore pendant de longues années les affaires de la communauté. Etant parti pour faire un pèlerinage au tombeau de saint Germain à Paris , il fut pris de maladie en route et forcé de s’arrêter d’abord au monastère de Champeaux-en-Brie, près de Melun, puis aux portes de Paris, dans un ermitage désert; il y vécut trois ans en compagnie de saint Frou, en proie à des infirmités qui le faisaient souffrir sans relâche. Quelques jours après avoir atteint le but de son voyage, il expira, vers l’an 700. On bâtit à la place de sa cellule l’église de Saint-Merry.

Page 1