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SAINT JANVIER

Il était évêque de Bénévent, lorsqu’éclata la persécution de Dioclétien. Draconce, gouverneur de la Campanie, a)’ant fait emprisonner à Pouzzoles plusieurs chrétiens, parmi lesquels le diacre Sosie, avec qui il était lié d’amitié, Janvier alla le visiter. Sur la dénonciation des prêtres païens, Timothée, successeur de Draconce, ordonna de le lui amener à Noie, où il résidait, ainsi que Festus, son diacre, et Didier, son lecteur. Ils furent interrogés et mis ensemble à la torture.

Janvier, particulièrement ferme et courageux, eut pour surcroît

Fig. 234. — Le lecteur, ordre mineur. D’après une . . . . -,

miniature d’un ms. du XIVe siècle. ^ SUppllCe leS teildonS

des jarrets coupés, et c’est dans cet état que Timothée, revenant à Pouzzoles, le traîna, chargé de chaînes, à la suite de son char. Le lendemain, il fut exposé aux bêtes, qui l’épargnèrent, et il eut la tête tranchée (305).

Ses restes furent transportés dès le quatrième siècle à Naples, qui était peut-être sa ville natale. Ils consistent en cendres et en ossements ; on conserve, dans un reliquaire séparé, le chef et deux fioles de verre qui contiennent un peu de sang du martyr. Ce sang, qui forme une matière solide et brunâtre collée aux parois des fioles, se liquéfie à certains jours de l’année, quand on le met sur l’autel, en contact avec le chef ou les ossements ; le sang devient rose et entre en bouillonnement, pour reprendre ensuite son premier état. Ce célèbre miracle, qui a fait la gloire de saint Janvier, a lieu particulièrement à sa fête, le 17 septembre, le 1er dimanche de mai, anniversaire de sa translation, et le 16 décembre, jour auquel il préserva Naples, en 1631, d’une éruption du Vésuve. La plus ancienne mention que l’on en trouve est dans une lettre écrite en 1450 par Æneas Sylvius, qui devint pape sous le nom de Pie II.

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