SAINT PÉTRONE
Son père, qui s’appelait du même nom, était préfet du prétoire ; il reçut de lui une bonne éducation religieuse et littéraire. Poussé par sa piété, il passa en Orient pour visiter les solitaires de la Palestine et de l’Egypte, et vécut quelque temps sous la direction des plus renommés d’entre eux, saint Jean de Lycopolis, saint Apollon et saint Ammon. A son retour, qui eut lieu en 430, il fut nommé évêque de Bologne, par le pape Célestin I01'. En arrivant dans son diocèse, il le trouva dans un état assez misérable ; le pays ne s’était pas encore relevé, depuis vingt ans, des ravages d’Alaric, qui avait deux fois pris et saccagé Bologne. Outre le soulagement qu’il donna à son troupeau, il eut à extirper les germes d’arianisme apportés par les Gotlis. Sou zèle et son activité furent extrêmes : il fit rebâtir la cathédrale, releva ou répara plusieurs églises ruinées et abandonnées, et les enrichit de précieuses reliques. Comme Bologne n’était pas fortifiée, il la fit entourer de murs, au moyen de secours obtenus de l’empereur Théodose le Jeune, qu’il alla trouver exprès à Constantinople. Sa mort arriva peu de temps après, vers 449.
Au douzième siècle, une magnifique église lui fut dédiée à Bologne, dont’ il est un des patrons.