SAINT DENIS
Après la persécution qui décima les fidèles à Lyon et dans les provinces, le christianisme, à peine naissant, se trouva fort affaibli en Gaule. Pour remédier à cet état de langueur et pour rallumer le feu sacré, le souverain Pontife prépara une mission nombreuse, composée de sept évêques des nations : Gatien, Trophime, Paul, Saturnin, Austremoine, Martial et Denis. Elle se rendit par mer à sa destination, débarqua à Narbonne, et se sépara, d’après un plan concerté probablement d’avance. Ce fut Denis qui poussa le plus loin sa marche apostolique, en allant s’établir sur les bords de la Seine, dans la petite bourgade de Lutèce, qui est aujourd’hui la ville de Paris.
Suivant toute apparence, il était Grec de naissance ou d’origine ( Dionysius) , et il ne se distinguait pas de l’Aréopagite, converti par saint Paul. La foi se répandit grâce à ses efforts, et d’autant plus vite que le pape envoya à leur secours une nouvelle troupe d’ouvriers évangéliques. La plupart d’entre eux, dont nous avons raconté la vie, souffrirent le martyre, et en certains endroits, les chrétiens, chassés des villes, furent obligés pour prier de se réunir dans les bois; ainsi fit saint Prix, qui fut massacré près de Toucy, avec tous ceux qu’il instruisait. A Paris, Denis établit un clergé et fit bâtir une chapelle sur l’emplacement d’un temple de Jupiter, et au lieu même oîi s’élève, dans la Cité, l’église métropolitaine de Notre-Dame. Il y avait déjà plus de vingt ans qu’il travaillait par lui-même ou par le ministère de ses disciples à répandre la lumière de l’Evangile lorsqu’éclata une nouvelle persécution.
Traduit devant le préfet des Gaules, Denis comparut avec Eleuthère,
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