SAINT DENIS
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Fig. 255. — Saint Denis portant sa tête, selon la légende, et se rendant au lieu de sa sépulture, soutenu par deux anges et suivi d’une dame chrétienne, sainte Catule, qui doit l’ensevelir. D’après une miniature d’un ms. du XIVe siècle.
lin de ses prêtres, et Rustique, son diacre. Après avoir confessé la foi avec courage et subi le supplice du fouet, ils eurent tous trois la tête tranchée, sur une hauteur voisine, qui changea depuis le nom de Mont de Mars contre celui de Mont des Martyrs (Montmartre). Leurs corps ayant été jetés dans la Seine, une pieuse femme leur donna la sépulture, au village de Catolacum, qui est assimilé à la ville moderne de Saint-Denis. Plus tard, les Parisiens, à la suggestion de sainte Geneviève, y dédièrent une église à leur premier évêque ; non loin
Fig. 256. — Sceau de l’abbaye île Saint-Denis. XIIe siècle.
delà, Dagobert Ier fonda, en 629, une célèbre abbaye, celui de tous nos anciens monuments auquel se rattachent le plus de souvenirs. Saint Denis est un des patrons de Paris, et son nom a servi longtemps de cri de guerre aux Français.
SAINT AÜDRY.
Audry ou Alderic appartenait à une famille noble du G ât biais. Né en 775, il quitta le monde, tout jeune encore, ayant obtenu, non sans peine, la permission de ses parents, et entra à l’abbaye de Bethléem,
10 octobre. — SAINT FRANÇOIS DE BORGIA.
qui devait prendre, depuis, le nom de Ferrières. Jérémie, archevêque de Sens, lui conféra les ordres, l’attacha à son église, et il devint poulie clergé un modèle de sagesse et de piété. Louis le Débonnaire, jugeant qu’un homme de si grands mérites pourrait faire quelque bien à la cour, lui confia la surveillance des officiers de sa maison, charge qui lui donnait accès dans les conseils du prince. Il était chancelier de Pépin, roi d’Aquitaine, lorsque les religieux de Ferrières l’élurent abbé ; il les maintint dans une ferme discipline et donna, lui-même, l’exemple de toutes les vertus monastiques. Appelé à l’archevêché de Sens, en 828, à la mort de Jérémie, il justifia par une sage administration le choix du peuple et du clergé. Son éloquence, qui était remarquable, fut l’instrument de nombreuses conversions. Au moment de retourner dans son abbaye, la mort le surprit, le 10 octobre 836.