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SAINT NICOLAS

Fils d’Euphemius, patricien, et d’Anne, sœur de saint Nicolas l’ancien, archevêque de Myre, il naquit vers 260, à Patare, ville de Lycie, en Asie Mineure. Devenu orphelin, il vendit tout son héritage, le par-

Fig. 292. — Légende de saint Nicolas. Vitrail de la cathédrale de Bourges. XIIIe siècle.

tagea aux pauvres et se mit sous la conduite de son oncle, qui, édifié de ses pieuses dispositions, l’ordonna prêtre et le fit abbé d’un monastère appelé la Sainte-Sion. Après un pèlerinage à Jérusalem, il fut élu luimême archevêque de Myre, son oncle étant mort, ainsi que J ean , qui lui avait succédé. En même temps qu’il veillait avec sollicitude sur le troupeau confié à ses soins, il eut de grands combats à soutenir contre les païens et les hérétiques. L’empereur Licinius, ayant renouvelé en Orient la persécution de Dioclétien et de Maximien, les chrétiens de

Myre furent les uns mis à mort, les autres emprisonnés, dépouillés de leurs biens. Nicolas demeura ferme au milieu de la tourmente, exhortant son peuple à résister aux supplices et à confesser la foi. Arrêté enfin, il souffrit la prison, puis l’exil, et ne put revenir qu’après l’édit de Constantin (313). Ce fut alors qu’avec les libéralités de l’empereur il répara les églises de Myre et en bâtit de nouvelles, qu’exigeaient les nombreuses conversions obtenues par son éloquence.

Lorsque Arius écrivit de tous côtés aux évêques de l’Eglise d’Asie pour les attirer dans ses erreurs, Nicolas fut un de ceux qui, conjointement avec Alexandre, patriarche d’Alexandrie, opposèrent à l’hérésie la plus vigoureuse résistance, et l’un des trois cent dix-sept évêques qui le condamnèrent au concile de Nicée. Rentré dans «on diocèse, il reprit sa vie active et austère. Son dévouement s’étendait à tous les besoins de son troupeau : il avait soin des pauvres, des malades, des prisonniers, des veuves, et des orphelins, pour lesquels il ressentait une tendresse particulière. Une de ses principales applications était que les fidèles ne manquassent jamais delà parole de Dieu, et il appela, pour le seconder dans cette tâche, des hommes savants et pleins de vertus, entre autres Paul de Rhodes et Théodore d’Ascalon. Les pénitences qu’il s’infligeait étaient des plus rigides: jeûnant tous les jours, il faisait abstinence complète de viande et de vin, ne mangeait que le soir et d’un seul mets; son lit n’était le plus souvent que la terre nue. Dieu lui avait accordé à un rare degré le don des miracles ; le plus fameux concerne la protection qu’il accordait spécialement aux enfants, dont il est le patron. Il mourut l’an 324, au monastère de la Sainte-Sion, où il s’était retiré quelques jours auparavant. Ses reliques demeurèrent à Myre jusqu’en 1087; à cette époque, la ville étant tombée au pouvoir des Turcs, elles furent transportées à Bari, en Italie.

Saint Nicolas est un des saints les plus populaires en France, où beaucoup d’églises lui sont dédiées ; il est l’un des patrons de la Russie et de la Lorraine.

7 décembre. — SAINT AMBROISE.

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