SAINT SIMEON
Neveu de saint Joseph et fils de Cléophas, il fut choisi par Jésus luimême pour un de ses disciples et reçut le Saint-Esprit avec les autres , au jour de la Pentecôte. Après la dispersion des apôtres, il ne quitta point la Judée.
Lorsque Jacques le Mineur, premier évêque de Jérusalem, eut été lapidé (61), il fut élu pour lui succéder, comme étant le plus zélé et le plus digne des juifs convertis. Cette petite communauté, qui restait attachée à plusieurs usages anciens, eut beaucoup à souffrir durant la rébellion des Juifs; tandis que ceux-ci allaient demander
18 février. — SAINT FLAVIEN.
asile aux églises naissantes de l’Asie Mineure, elle se réfugia au delà du Jourdain, à Pella, sous la conduite de son pasteur. Son exil dura
de longues années, et quand il lui fut permis de rentrer dans la cité en ruines, ce fut pour y vivre dans un état de misère et d’abaissement. De nouveaux ferments de révolte s’étant produits sous Trajan, on en rendit responsables les familles qui passaient pour descendre de David, parce que, selon la tradition, un prince naîtrait de cette race royale, lequel délivrerait son peuple et se rendrait redoutable à toute la terre. Siméon était deux fois coupable, par sa religion et par sa naissance : traduit devant le tribunal d’Atticus, gouverneur de la Syrie, il fut condamné au supplice de la croix. Sa mort est placée au 18 février, entre 106 et 109, époque où il était plus que centenaire.