SAINT PORPHYRE
Ses parents lui firent donner une bonne éducation à Thessalonique, où il était né en 353. L’amour divin l’entraîna hors de son pays : d’abord il passa en Egypte, où il pratiqua la vie religieuse au monastère de Scété, puis il se retira en Judée, dans une caverne proche du Jourdain. L’intempérie du lieu lui ayant causé une grande maladie, on le transporta à Jérusalem. Il avait quarante ans lorsque l’évêque de cette ville l’ordonna prêtre, malgré toute la résistance qu’opposa son humilité, et lui confia la garde du bois de la vraie Croix. Trois ans plus tard, Porphyre fut appelé à gouverner le diocèse de Gaza (396). Grâce à son énergie, il le purgea presque entièrement du fléau de l’idolâtrie, et obtint de l’empereur Arcade qu’on y démolirait les sept temples dédiés aux faux dieux. On rapporte qu’à force de mortifier son corps il était arrivé à une espèce d’insensibilité. Il mourut le 26 février 420.