‹ La vie des saintsChapitre 102 sur 151 · MÉDITATION SUR LA BONNE ET LA MAUVAISE CONSCIENCE · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LA BONNE ET LA MAUVAISE CONSCIENCE

IL n'y a point en ce monde de plaisir comparable à celui que nous donne une bonne conscience. Si vous avez cette joie, nul tourment n'est capable de vous affliger; si vous ne l'avez pas, nul divertissement ne peut vous réjouir. Que l'on accuse le juste, qu'on le maltraite, sa conscience lui procurera plus de consolation que ne pourraient faire les applaudissements du monde entier.

IL II n'est pas de supplice comparable à celui d'une mauvaise conscience : c'est un accusateur, un juge, un bourreau qui poursuit en tous lieux le coupable et qui ne respecte personne; la conscience attaque Hérode, Néron, Théodoric, et les fait trembler au milieu de leurs gardes. Rien n'est capable de l'apaiser : elle vous persécutera jusqu'à la fin de votre vie, si vous ne la déchargez du poids qui l'accable.

III. La mauvaise conscience continue, après cette vie, à tourmenter le pécheur : elle le suit au jugement de Dieu, elle l'accuse, elle le confond, elle descend avec lui dans l'enfer. Un des plus grands supplices des damnés sera le ver rongeur qui ne meurt jamais. Voulez-vous l'éviter? Ne faites rien

en ce monde contre votre conscience, écoutez lesreproches qu'elle vous fait et suivez ses avis ; rien ne sera capable de vous affliger en ce monde ni en l'autre. Rien de plus agréable, rien de plus sûr qu'une bonne conscience. Que le corps soufre, que le mo?ide nous tente, que le démon nous effraie, elle demeure1 tranquille.

Pratique : L'examen de conscience. — Prière : Pour les pécheurs.

Oraison.

FAITES, ô Dieu tout-puissant, que l'auguste solennité de saint Hubert, votre confesseur pontife, augmente en nous l'esprit de piété et le désir du salut. Par N.-S. J.-C.

4 Novembre. — SAINT CHARLES BORRO- MÉE, évêque et confesseur.

Je connais tes œuvres, et ta foi, et ta charité, et ton ministère, et ta patience. — Apocalypse, ch. ij.

SAINT Charles Borromée, cardinal et archevêque de Milan, se consacra à Dieu dès sa jeunesse. Il distribua aux pauvres le prix d'une principauté qu'il avait vendue ; il s'exposa à la peste pour servir les pestiférés; il entretint trois mille pauvres pendant la famine, vendant pour cela son argenterie et ses^ meubles les plus précieux. Chaque année, il se retirait pendant huit jours dans un lieu solitaire pour faire ses exercices spirituels. Il mourut, vêtu d'un cilice, en 1584.

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