MÉDITATION SUR LES PEINES DU PÉCHÉ
TELLE est la haine de Dieu pour le péché, qu'il n'est point de supplices qu'il n'emploie pour le punir dans cette vie et dans l'autre. Dans cette vie, le péché nous prive de la grâce de Dieu, chasse l'Esprit-Saint de notre cœur et nous dépouille de la qualité d'enfants de Dieu, pour faire de nous des esclaves du démon. Par le péché nous perdons nos
droits au ciel et les mérites que nous avons acquis par nos bonnes oeuvres. En un mot, nous devenons les ennemis de Dieu et l'objet de sa colère. Un seul péché attire sur nous tous ces maux.
II. Dans l'autre vie, un seul péché mortel nous précipitera en enfer, c'est-à-dire, que le pécheur perdra le paradis et sera privé de la vue de Dieu ; qu'il sera tourmenté dans toutes les parties' de son corps, dans toutes les facultés de son âme, par un feu qui agira et sur le corps et sur l'âme, pendant toute l'éternité. C'est ainsi que les démons et les damnés sont punis dès maintenant ; et il est juste qu'ils soient punis pendant toute l'éternité, puisqu'/Zs1 auraient voulu vivre sans fin pour pécher sans fin. S. Grégoire.
III. Vous ne pouvez faire de plus grand plaisir au démon, votre plus cruel ennemi, que d'offenser Dieu. Vous ne pouvez rien faire de plus désagréable à Dieu, à Jésus-Christ, à la sainte Vierge et à toute la cour céleste, que de commettre un péché. Vous ne pouvez rien faire de plus préjudiciable à votre âme. Malheureux que je suis ! Pourquoi me précipiter de gaieté de cœur en enfer? Pour plaire au démon, qui ne m'a jamais fait que du mal, j'offense Dieu qui m'a tant aimé. .
Pratique : La fuite du péché. — Prière : Pour le pape.
Oraison.
ODIEU, qui nous donnez chaque année un nouveau sujet de joie dans la solennité du bienheureux Martin, votre martyr pontife, faites par votre bonté, qu'en honorant la nouvelle vie qu'il a reçue dans le ciel, nous jouissions de sa protection sur la terre. Par N.-S. J.-C.
Le mêmejour. — S AINTSTANISL AS KOSTKA, confesseur.
// est fidèle, le Dieu par lequel vous avez été appelés à la société de JÉSUS-Christ, son Fils, Notre- Seigneur. — S. Paul, I aux Corinthiens, ch. j.
LE bienheureux Stanislas, gentilhomme polo-, nais, eut le bonheur d'être invité par la très sainte Vierge elle-même à entrer dans la Compagnie de Jésus. Deux fois il reçut la sainte communion de la main des anges. Du fond de l'Allemagne, il vint à Rome à pied et caché sous un déguisement, de peur d'être reconnu par ses parents qui s'opposaient à son pieux dessein. Il fut un modèle de sainteté pendant son noviciat. Tel était son amour envers Dieu, qu'il fallait pour en modérer l'ardeur, lui appliquer des linges mouillés sur la poitrine. Il mourut, consumé doucement par les flammes de ce divin amour, en 1568.