‹ La vie des saintsChapitre 110 sur 151 · MÉDITATION SUR LA VIE DE SAINT STANISLAS · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LA VIE DE SAINT STANISLAS

CE saint jeune homme a conservé une pureté angélique au milieu de la corruption du monde, grâce à sa dévotion envers la sainte Vierge, à son esprit de mortification et à la fréquentation des sacr: ments de pénitence et d'eucharistie. Sans la piété et la mortification, vous ne conserverez jamais l'innocence ni la grâce de Dieu dans le monde. La mortification nous détache des créatures ; la piété nous unit au Créateur.

II. Pendant son noviciat, il travailla à acquérir la sainteté, avec autant d'ardeur que s'il eût été auparavant un grand pécheur. Si, par la grâce de Jésus- Christ, vous êtes débarrassé des biens du monde,

MOIS DE NOVEMBRE. 2Ôl

efforcez-vous, comme un vaillant athlète de Jésus- Christ, à vous détacher de vous-même. Voilà le moyen d'être couronné pendant toute l'éternité. L'athlète if est point victorieux par le seul fait de s'' être dépouille pour la lutte ; il ne sera couronné qu'après avoir courageusement combattu. S. Paulin.

III. L'amour divin détacha sa belle âme de son chaste corps, par une mort exempte de douleur, de crainte et de tristesse. Il ne lui en coûtait rien de quitter le monde avec ses richesses et ses plaisirs : il avait abandonné tout cela pour Jésus-Christ. Mais combien il lui était doux d'aller recevoir la récompense que Jésus a promise à ceux qai renoncent à tout pour le suivre ! Le chemin qu'il a pris en embrassant la vie religieuse, est, je l'avoue, étroit et difficile, mais il conduit au bonheur. Celui du monde est large et commode, mais il mène au précipice. La voie est étroite, mais elle conduit au ciel. S. Clément d'Alexandrie.

Pratique : La dévotion. — Prière : Pour ceux qui se destinent à la vie religieuse.

Oraison.

ODIEU, qui entr'autres miracles de votre sagesse avez donné à un âge encore tendre une sainteté consommée, faites, nous vous en suppl'ons, qu a l'exemple du bienheureux Stanislas, en rachetant le temps par un travail assidu nous marchions en toute hâte vers le repos éternel. Par N.-S. J.-C.

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13 novembre. — SAINT DIDAGE, confesseur.

Je 7ne réjouis de mes souffrances pour vous, et f accomplis dans ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ, pour son corps, qui est V Eglise. — S. Paul aux Colossiens. ch. j.

SAINT Didace, religieux franciscain, avait une tendre dévotion pour la sainte Vierge qu'il honorait comme sa mère. Il guérissait les malades en faisant sur leur front le signe de la croix avec l'huile de la lampe suspendue devant son autel. Il méditait souvent sur la passion du Sauveur, et pour honorer les humiliations et les souffrances du divin Maître, il recherchait les mépris et s'imposait d'austères pénitences. Se sentant près de mourir, il se fit apporter une corde qu'il se mit au cou, fixa ses yeux baignés de larmes sur le crucifix qu'il tenait en main, demanda pardon aux frères qui entouraient son lit, et expira tranquillement le 12 novembre 1463.

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