‹ La vie des saintsChapitre 123 sur 151 · MÉDITATION SUR LE TRAVAIL · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LE TRAVAIL

L'HOMME est né pour travailler : Dieu a commandé à Adam de cultiver la terre, et personne, quelle que soit sa position, n'échappe à de la loi du travail. Imitez Jésus-Christ travaillant avec saint Joseph dans l'atelier de Nazareth. C'est le moyen de vous rendre agréable à Dieu, utile aux autres et à vous-même. Celui qui travaille, disaient les Pères du désert, n'a à combattre que le démon de l'oisiveté; et celui qui est oisif, est tenté par tous les autres démons, parce que l'oisiveté est la mère de tous les vices.

IL Travaillez comme faisait saint Éloi, en offrant à Dieu votre travail au commencement de la journée et de chacune de vos actions. Renouvelez

de temps en temps cette intention ; s'il y a quelque chose à souffrir, offrez- le à Jésus crucifié. Votre besogne terminée, examinez-vous et demandez pardon à Dieu des fautes que vous avez commises ; voilà le moyen de sanctifier votre travail et d'amasser des mérites pour l'éternité. Usez-en de la sorte dans toutes vos occupations corporelles ou spirituelles, quelles qu'elles soient.

III. N'entreprenez pas trop de choses, l'excès du travail est aussi contraire à la sainteté que l'oisiveté: en effet, il embarrasse votre esprit d'une infinité de soucis qui étouffent la dévotion et vous ôtent tout loisir pour penser à Dieu. Souvenez-vous toujours qu'une seule chose est nécessaire : travailler à votre salut. Comment le faites-vous ? Vous recherchez les richesses, et quand vous les désirerez, peut-être ne les trouverez-vous pas ; mais Dieu, vous le trouverez qua?id vous voudrez. S. Augustin.

Pratique : Le recueillement. — Prière : Pour ceux qui vous gouvernent.

Oraison.

FAITES, ô Dieu tout-puissant, que l'auguste solennité du bienheureux Éloi, votre confesseur pontife, augmente en nous l'esprit de piété et le désir du salut. Par N.-S. J.-C.

2 Décembre. — SAINTE BIBIANE, Vierge et

Martyre.

Le monde est crucifié pour moi, et je suis crucifié pour le monde. — S. Paul aux Galates, ch. vj.

IBIANE et sa sœur Démétrie héritèrent des vertus de leurs parents saint Flavien et sainte Dafrose, martyrisés sous le règne de Julien l'Apostat.

Le gouverneur de Rome, Apronien, après avoir essayé en vain de vaincre leur constance par les horreurs de la misère, les fit comparaître devant lui. 1 >cmétrie après avoir généreusement confessé sa foi tomba morte aux pieds du gouverneur ; Bibiane, après avoir résisté aux artifices d'une femme sans mœurs, nommée Rufine, subit, sans faiblir, les plus indignes traitements. Elle fut enfin attachée à un pilier et battue de verges jusqu'à ce qu'elle expirât sous les coups, l'an 363.

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