MÉDITATION SUR LA CROIX DE SAINT ANDRÉ
SAINT André avait désiré longtemps la croix, et il avait préparé son esprit à la recevoir. Imitez cette sainte prévoyance et préparez-vous à subir courageusement les plus rudes épreuves. Demandez à Dieu de vous châtier selon son bon plaisir. S'il vous exauce, la croix vous sera douce; s'il ne vous exauce pas, vos généreux désirs ne resteront pas sans récompense. Dites avec saint André : O botine croix, ô croix longtemps désirée, se-
parez-moi des hommes pour me rendre à mon Maître T afin que celui qui m'a racheté par la croix, me reçoive par la croix.
II. Saint André se réjouit à la vue de sa croix, parce qu'il doit mourir comme son divin Maître. Lorsque vous voyez approcher les croix et les souffrances, que cette pensée vous fortifie : Jésus a souffert tous ces tourments et de bien plus rudes encore, pour m'en adoucir l'amertume. Au lieu d'imiter ce saint apôtre, ne tremblez-vous pas à la vue des croix et des afflictions ?
III. Considérez que ce n'est pas saint André qui porte la croix, mais c'est la croix qui porte saint André. Si vous portez votre croix comme lui, elle vous portera, elle ne vous incommodera point, elle vous aidera à éviter les dangers du monde. Si vous ne portez pas votre croix joyeusement et de bon cœur, il faudra la traîner en gémissant. Personne n'est exempt de croix en ce monde ; celui-là en ressent moins la pesanteur, qui la porte joyeusement pour l'amour de Dieu. La croix est un navire ; fiersonne ne peut traverser la mer du monde, s'il n'est porté par la croix de Jésus-Christ. S. Augustin.
Pratique: L'amour de la croix. — Prière: Pour la conversion de "l'Angleterre.
Oraison.
ACCORDEZ à nos humbles prières, Seigneur, que l'apôtre saint André qui a instruit et gouverné votre église, intercède continuellement pour nous devant le trône de votre divine Majesté. Par N.-S. J.-C
1 Décembre.
- SAINT ELOI, Evêque et Confesseur.
Faites chacun ce qui vous est propre, travaillez de vos mains comme ?ious vous Pavons ordonné. — S. Paul, I aux Thessaloniciens, ch. iv.
AI NT Éloi fut d'abord orfèvre. Il sanctifiait son travail par de saintes pensées, et partageait son pain avec les pauvres. Nommé évêque de Noyon, il n'allait jamais à la cour du roi Dagobert sans avoir prié Dieu auparavant. De retour chez lui, il examinait avec soin sa conscience. Il prêchait ordinairement sur les quatre fins de l'homme. Il mourut en 665.