MÉDITATION SUR LA DIGNITE DE L'HOMME
IL faut que l'homme soit quelque chose de bien grand, puisque Dieu a créé pour lui le monde et toutes les créatures qu'il renferme. Considérez tout ce qu'il y a de plus beau dans le firmament et sur toute la terre, et dites après cela : Je suis quelque chose de plus grand que toutes ces merveilles, puisqu'elles n'ont été créées que pour me servir. O mon Dieu, vous honorez trop vos amis ! Que de reconnaissance nous vous devons ! Mais que nous sommes malheureux de nous rendre les esclaves de ces créatures dont nous sommes les souverains !
IL La fin pour laquelle nous avons été créés, fait bien voir la grandeur et la noblesse de l'homme. Dieu nous a tirés du néant pour le servir et pour le posséder un jour : Voilà notre fin pendant cette vie et durant l'éternité. Chrétien, élève ton cœur, tu n'es pas en ce monde pour jouir de ce monde, mais pour servir Dieu et pour l'aimer. Pourquoi donc abandonner Dieu, la source de tous les biens ? Pourquoi chercher des plaisirs imparfaits parmi les créatures ? Elevons les yeux vers le ciel, afin que la terre ne nous séduise point par ses amusements et ses plaisirs.S. Cyprien.
III. Le prix que Jésus-Christ a donné pour nous racheter, est une preuve convaincante de l'estime que Dieu fait de l'homme, puisqu'il a mieux aimé sacrifier son Fils, que de laisser perdre cette noble créature. Nous voyons par là ce que nous valons et combien Dieu nous a estimés. Souvenons-nous donc que Jésus-Christ, après avoir tant donné pour nous, attend beaucoup de nous. Usait combien nous lui avons coûté ; ne nous méprisons donc pas, nous qui sommes si précieux aux yeux de Dieu. S. Eusèbe.
Pratique : La pureté. — Prière : Pour les vierges.
Oraison.
EXAUCEZ-NOUS, ô Dieu, notre Sauveur, et que la fête de la bienheureuse Lucie, vierge et martyre, en réjouissant notre âme, l'enrichisse des sentiments d'une tendre dévotion. Par N.-S. J.-C.
14 Décembre. — SAINT NICAISE, Évêque et
Martyr.
Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. — J.-C, en S. Matthieu, ch. xv.
SAINT Nicaise était archevêque de Reims lorsque cette ville fut saccagée par les Vandales. Il se retira dans une église avec sa sœur Eutropie, afin de mourir aux pieds des autels, comme une victime de Jésus-Christ. Les soldats lui coupèrent la tête, au moment où il prononçait ces paroles de David : Àfo?i âme s'est attachée au pavé; et lorsque la tête fut séparée du tronc, il acheva le verset : Seigneur, vivifiez-moi selon votre parole.