CHAMP
IL faut ouvrir les entrailles de la terre avec la charrue, pour y faire entrer le bon grain qui la doit rendre féconde. Voulez-vous porter des fruits dignes du paradis ? Il faut souffrir. Le chemin du ciel est tout hérissé d'épines, les roses se trouveront dans le paradis. Courage, ô mon âme, ne recule devant aucun sacrifice : Les héritiers du Crucifié ne doivent craindre ni les toun?ients, ni la mort. S. Cyprien.
IL La terre cache dans son sein le grain qu'on lui a confié ; il y meurt, mais pour ressusciter bientôt. Ames saintes, cachez les talents et les grâces que Dieu vous fait, autrement le démon, cet oiseau de rapine, les aura bientôt enlevés. La vanité vous privera du fruit de vos bonnes actions. Mon Dieu, je suis content d'être inconnu aux hommes, pourvu que vous me gardiez une place dans la gloire.
III. Les épines et l'ivraie croissent souvent parmi le bon grain, au milieu des fleurs. Ainsi les bons sont mêlés aux méchants dans ce monde, jusqu'au jour du jugement où Dieu séparera les méchants du milieu des justes. Souffrez leurs défauts, puisque Dieu les souffre, mais ne les imitez pas. Serez-vous mis en réserve dans le grenier du Père céleste, ou bien serez-vous jeté dans le feu avec l'ivraie ? Il est en votre pouvoir de choisir à présent. Faites de bonnes œuvres, elles seront la semence d'une gloire éternelle. Nos œuvres ne passent point comme on pourrait le croire, mais les œuvres temporelles sont comme la semence de V éternité. S. Bernard.
Pratique : La patience. — Prière : Pour ceux qui vous persécutent.
DIEU tout-puissant, que cette auguste solennité de saint Gatien, votre confesseur pontife, augmente en nous l'esprit de piété et le désir du salut Par N.-S. J.-C.
19 Décembre. — SAINT NÉMESION, Martyr.
y estime que les souffrances de la vie ftrésoite rt ont point de proportion avec cette gloire qui doit tin jour briller en nous. — S. Paul aux Romains, ch. viij.
SAINT Némésion, arrêté comme coupable de vol, prouva son innocence et recouvra la liberté. Arrêté de nouveau comme chrétien, pendant la persécution de Dèce, il confessa généreusement cette foi dont on lui faisait un crime, et fut condamné à être brûlé avec des malfaiteurs. Il s'estima heureux
de finir sa vie comme son divin Maître, au milieu des scélérats.