‹ La vie des saintsChapitre 150 sur 151 · ÉCOULÉE · texte numérisé non relu

ÉCOULÉE

POUVEZ-VOUS dire avec vérité comme saint Paul : J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé ma course, j'ai gardé la foi ? Vous voici à la fin de l'année ; repassez dans votre esprit tout le bien et le mal que vous avez fait durant cette année, et voyez si vos bonnes actions sont plus nombreuses que les mauvaises. Combien de jours se sont écoulés sans que vous ayez rien fait pour Dieu ? Cependant cette année ne vous avait été donnée que pour le servir, faire pénitence de vos péchés, et mériter le ciel par la pratique des bonnes œuvres.

IL Où sont à présent les plaisirs et les honneurs dont vous avez joui pendant cette année ? Tout est passé, et il ne vous reste que le triste souvenir

d'avoir offensé Dieu pour ces biens passagers et trompeurs. N'est-il pas vrai, au contraire, que vous ressentez une grande joie du bien que vous avez fait en vue de plaire à Dieu ? Vous ne ressentez plus la peine que vos bonnes œuvres vous ont coûtée, et vous avez l'espérance d'en être récompensé. Votre vie passera comme cette année, vos plaisirs passeront ainsi que vos travaux, et l'unique consolation qui vous en restera, sera celle d'avoir servi le Seigneur. Qui me l'endra ce jour, cette année que j'ai perdue dans la vanité ? S. Eucher.

III. Peut-être avez-vous passé une partie de cette année en état de péché mortel. Si vous étiez mort à cette époque, où seriez- vous maintenant? Dieu vous a donné du temps pour faire pénitence ; profitez-en mieux à l'avenir que vous n'avez fait jusqu'à présent : peut-être n'avez- vous plus que cette année à vivre. Préparez-vous donc à mourir, faites une bonne confession, et si vous voulez passer saintement tous les jours de l'année qui va commencer, pensez chaque jour à la mort et à l'éternité. Dieu vous a caché votre dernier jour, ajin que vous vous y prépariez tous les jours de votre vie. S. Augustin,

Pratique : La pensée de la mort. — Prière : Pour vos bienfaiteurs.

Oraison.

FAITES nous vous en prions, ô Dieu tout-puissant, que la solennité du bienheureux Sylvestre, votre confesseur pontife, augmente en nous la piété et le désir du salut. Par N.-S. J.-C.

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