‹ La vie des saintsChapitre 149 sur 151 · MÉDITATION SUR L'AMOUR DU PROCHAIN · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR L'AMOUR DU PROCHAIN

IL faut faire à votre prochain tout le bien que vous pouvez, l'assister dans ses nécessités temporelles et spirituelles. Avez-vous rempli pendant cette année ce premier devoir de la charité chrétienne ? comment avez-vous travaillé à la conversion des âmes, à la pratique des œuvres de miséricorde corporelles ou spirituelles ? Combien n'avez-vous pas perdu d'occasions de venir en aide à Jésus-Christ dans la personne de votre prochain ? Ne vous flattez pas d'aimer Dieu, si vous n'aimez votre prochain. Si quelqu'un dit qu'il aime Dieu, et qu'en même temps il haïsse son frère, ces/ un menteur. S. Jean.

IL Prenez garde de blesser votre prochain par vos paroles ou vos actions ; celui qui offense son

prochain offense Jésus-Christ, puisque ce que vous faites au moindre des hommes, c'est à Jésus-Christ même que vous le faites. Ayez bonne opinion d'autrui et jugez favorablement de toutes ses actions. Avez-vous observé ces préceptes dans le cours de cette année ? Combien de fois avez-vous désobéi à vos supérieurs, et donné des sujets de mécontentement à vos égaux et à vos inférieurs ? N'avez-vous point d'ennemis ? Si vous en avez, réconciliez-vous au plus tôt avec eux.

III. En un mot, avez-vous traité les autres comme vous voudriez être traité vous-même ? Vous voulez être estimé, loué, aimé, honoré ; vous voulez qu'on vous pardonne vos fautes, qu'on ne dise que du bien de vous ; avez-vous pour les autres la charité que vous exigez d'eux? Soyez familier avec vos amis, affable et équitable envers tous. Dieu permettra qu'on vous traite comme vous aurez traité les autres, et lui-même usera à votre égard de la mesure dont vous vous serez servi à l'égard du prochain. Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas qu'on vous fasse à vous-même.

Pratique : L'amour du prochain. — Prière : Pour vos ennemis.

Oraison.

DIEU tout-puissant, regardez notre faiblesse, voyez comme le poids de nos œuvres nous accable, et fortifiez-nous par la glorieuse intercession de saint Sabin, votre martyr et pontife. Par N.-S. J.-C.

31 Décembre. — SAINT SYLVESTRE, Pape.

y ai combattu le bon combat, foi achevé ma course, j'ai gardé la foi, il ne me reste plus qu'à attendre la couronne de justice qui ni est réservée. — S. Paul, II à Timothée, ch. iv.

SAINT Sylvestre ier, s'était distingue par son zèle et sa charité pendant la dernière persécution. Il monta dans la chaire de saint Pierre en 314, deux ans après la victoire de Constantin sur Maxence. La même année il envoya des députés au Concile d'Arles où furent condamnés les Donatistes. Il envoya aussi Vitus et Vincent, prêtres de l'Église de Rome avec Osius évêque de Cordoue, au concile général de Nicée, en 325, pour le présider en son nom. Il mourut en 325 dans la 22e année de son pontificat.

Méditation. — Trois réflexions sur l'année

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