‹ La vie des saintsChapitre 23 sur 151 · MÉDITATION SUR LA CHARITE ENVERS LE PROCHAIN · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LA CHARITE ENVERS LE PROCHAIN

REPRENEZ ceux qui sont déréglés dans leurs mœurs ou dans leurs paroles. S'ils sont vos inférieurs, c'est un devoir de justice et vous serez puni si vous y manquez. S'ils sont vos égaux, la charité vous y oblige encore toutes les fois que vous pouvez le faire prudemment. Lorsque vous aurez averti votre frère, laissez faire le reste à Dieu; priez pour lui, et quoi qu'il arrive, ne vous mettez pas en peine. Reprenez vos égaux, suppliez les vieillards, réprimandez les jeunes gens. S. Augustin.

IL Consolez ceux qui sont affligés, en compatissant à leurs souffrances et en y portant remède; c'est

là un acte de charité que vous aurez occasion de faire tous les jours auprès des malades, chez les pauvres, chez vos voisins, et souvent dans votre maison. Cette compassion ne vous rendra pas plus pauvre et elle vous procurera beaucoup de mérites. Craignez d'affliger qui que ce soit et faites-vous le consolateur de tous ceux qui vous consultent dans leurs peines. L'amitié veut que vous rendiez ce service à vos amis, et la charité vous oblige à faire de même envers le prochain.

III. Soyez patient envers tout le monde. Les hommes vous fourniront de nombreuses occasions de vous exercer à la patience, les uns par malice, les autres avec une bonne intention; profitez de toutes ces occasions, elles sont précieuses. L'avare ne s'in forme point de quelle mine a été tiré l'or qu'on lui donne. Ne vous mettez point en peine de savoir d'où viennent ces épreuves si fécondes en mérites; profitez-en seulement, et sachez que s'il y a beaucoup à souffrir en cette vie, la patience est un remède à tous nos maux.

Pratique : La patience — Prière : Pour les âmes du purgatoire.

Oraison.

ODIEU, rémunérateur des âmes fidèles, qui avez consacré ce jour par le martyre du bienheureux Apollinaire, votre prêtre, faites, nous vous en prions, que l'intercession de celui dont nous célébrons la solennité nous obtienne le pardon de nos fautes. Par N.-S. L-C.

24 Juillet. — SAINTE CHRISTINE, Vierge et Martyre.

Tous cherchent leurs propres intérêts et non pas ceux de Jésus-Christ. — S. Paul à Philémon, ch. ij.

SAINTE Christine prouva, dès l'âge de douze ans, combien elle avait à cœur les intérêts de Jésus-Christ. Elle brisa les idoles de son père, sans s'inquiéter des châtiments auxquels cet acte de zèle l'exposait. Son père la fit battre de verges et souffleter brutalement par ses serviteurs. On la jeta dans une chaudière pleine d'huile bouillante, elle en sortit saine et sauve; on lui coupa la langue, elle continua à louer Dieu. Elle mourut enfin, percée de flèches, l'an 300 de Jésus-Christ. Ses reliques sont vénérées à Païenne, en Sicile.

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