MÉDITATION SUR TROIS DANGERS QUI SE REN- CONTRENT DANS LE MONDE
LES maximes du monde sont si contraires à celles de Jésus-Christ, qu'il ne faut pas s'étonner d'y voir le vice honoré et la vertu méprisée. Jésus-Christ dit qu'il faut mépriser les richesses, le monde prétend qu'il faut tout mettre en œuvre pour les acquérir ; le Sauveur recommande de pardonner à ses ennemis, le monde déclare qu'un homme de cœur ne doit pas souffrir un affront sans se venger: comme si ce n'était pas être homme d'honneur que d'obéir à Jésus-Christ et de l'imiter. Prenez une à une les maximes du monde, et vous verrez qu'elles sont le contre -pied des maximes de Jésus-Christ.
IL A des maximes dangereuses, le monde joint de mauvais exemples. Dans le monde, chacun recherche les plaisirs, les honneurs, les richesses ; peu de personnes pensent sérieusementà leur salut. Dans le monde le vice s'étale ouvertement et sans honte, tandis que la vertu se cache pour échapper aux railleries et à la haine des méchants. Quiconque n'imite pas les méchants, les offense. S. Cyprien.
III. Enfin, dans le monde, on n'obéit ni à la raison ni à l'Évangile, on ne suit que la coutume : c'est la coutume qui glorifie le vice et dénigre la vertu. Prenez garde à ces trois dangers, et réglez votre vie sur l'Évangile, et non pas sur les usages de ce monde où les gens de bien sont si rares et les méchants en si grand nombre. A l'exception de quel-
ques chrétiens qui fuient le mal, qu'est-ce que le reste des hommes, sinon la sentine des vices? Salvien.
Pratique: La dévotion. — Prière: Pour ceux qui se dévouent à l'enseignement.
Oraison.
FAITES, nous vous en supplions, ô Dieu toutpuissant, que l'auguste solennité de vos bienheureux martyrs Hippolyte et Cassien accroisse en nous la dévotion et le salut. Par N.-S. J.-G.
Lé même jour. — Le bienheureux JEAN
BERGHMANS.
O bon et fidèle serviteur, parce que vous avez été fidèle en peu de choses, je vous confierai beaucoup. Entrez dans la joie de votre maître. — J.-C. en-S. Matth.xxv.
f EAN Berchmans, né à Diest en Brabant, après avoir terminé ses études à Malines, entra dans -" la Compagnie de Jésus. Envoyé à Rome pour étudier la théologie au collège romain, il se distingua entre tous ses frères par sa modestie, sa piété et sa fidélité à observer les moindres prescriptions de la règle. Sur son lit de mort, comme on lui demandait ce qu'il fallait faire pour s'assurer la protection de Marie, il répondit: Peu de chose, pourvu qu'on y soit fidèle. Il mourut le 13 août 1621, à l'âge de vingt-deux ans, et fut béatifié par Pie IX en 1865.