MÉDITATION SUR LA VIE DE SAINTE CLAIRE
ON représente sainte Claire' tenant le Saint- Sacrement à la main, et l'on peut dire qu'elle a contemplé Jésus-Christ, dans cet adorable mystère, pour reproduire dans sa vie les vertus dont il nous donne l'exemple. Quoi de plus pauvre que Jésus-Christ caché dans l'Eucharistie S II est dépouillé de tous ses trésors, et tous les attributs de sa divinité y sont comme anéantis. Sainte Claire a imité cette pauvreté; elle a fondé un ordre de religieuses qui ne vivent que d'aumônes. Quel amour avons-nous pour la pauvreté ? Pour l'épouser, Jésus est descendu du ciel sur la terre, et vous, pour l'éviter, vous vous précipitez dans l'enfer. Que les chrétiens sont heureux de pouvoir acheter le royaume du ciel par la pauvreté ! S. Augustin.
IL II n'est rien de plus pur, de plus chaste que Jésus-Christ dans l'Eucharistie ; il a un corps, mais ce corps est dans un état de mort ; il est privé de toutes les satisfactions des sens. Sainte Claire a imité cette mortification ; tel était son zèle pour le jeûne et les austérités, que saint François fut obligé de le modérer. Que dites-vous à cette vue, chrétiens efféminés? La seule pensée des mortifications que cette sainte a pratiquées avec tant de bonheur, ne suffit-elle pas à effrayer votre pusillanimité ?
III. L'obéissance de Jésus-Christ dans l'Eucharistie est admirable: il obéit à la voix du prêtre, sans tenir compte du mérite de la personne qui commande ; il est à sa disposition la nuit comme le jour. C'est ainsi que sainte Claire obéissait à saint François ; et c'est ainsi que vous devez obéir à vos supérieurs. Regardez Jésus dans le Saint-Sacrement, regardez-le sur la croix, et vous n'aurez plus de peine à obéir aux ordres qu'il vous donne par la bouche de vos supérieurs.
Pratique : La pauvreté. — ■ Prière : Priez pour Oraison.
les religieuses.
E^ XAUCEZ-NOUS, ô Dieu, notre Sauveur, et ^ que la fête de la bienheureuse Claire, votre vierge, en réjouissant notre âme. l'enrichisse des sentiments d'une tendre dévotion. Par N.-S. J.-C.
13 Août.— SAINTS HIPPOLYTE et CASSIEN, Martyrs.
N'auriez point le monde ni ce qui est dents le monde : si quelqu'un aime le monde, la charité du Père liest point en lui. — S. Jean, Eph. 1, ch. ij.
SAINT Hippolyte, après avoir courageusement confessé la foi, fut traîné par deux chevaux indomptés à travers des chemins rocailleux et couverts de chardons. Les dernières paroles qu'on lui entendit prononcer furent celles-ci : Seigneur, ils déchire?it mon corps, recevez mon âme. — Le même jour saint Cassien, maître d'école, subit le plus cruel supplice. On lui lia les mains derrière le dos et on le livra, pour être tué à coups de stylets, aux
enfants qu'il instruisait. Moins ses bourreaux avaient de force, plus son supplice fut long et douloureux, et plus glorieuse aussi sa victoire.