CONSOLATION DU CHRÉTIEN
IL n'est rien de plus consolant pour un chrétien que de jeter les yeux sur la croix : c'est elle qui lui apprend à tout souffrir, à l'exemple de Jésus- Christ. Cette croix anime sa foi, fortifie son espérance et embrase son cœur de l'amour divin. Les souffrances, les calomnies, la pauvreté, les humiliations paraissent agréables à celui qui contemple Jésus-Christ sur la croix. La vue du serpent d'airain guérissait les Hébreux dans le désert, et la vue de votre croix, ô mon divin Maître, calme nos douleurs. Ne pensez pas dans vos afflictions à ce que tous souffrez, mais à ce que Jésus a souffert. S. Bernard.
IL Mais qu'il sera doux pour un chrétien, à l'article de la mort, de prendre en main son crucifix et de mourir en le contemplant ! Quelle joie n'auraije pas alors, si j'ai imité mon Sauveur crucifié, de voir que toutes mes souffrances sont passées ! Quelle confiance n'aurai-je pas en la croix et dans le sang que Jésus-Christ a répandu pour l'amour de moi ! Qu'il est doux d'expirer en embrassant la croix '. Celui qui contemple Jésus immolé sur la croix, doit mépriser la mort. S. Cyprïen.
III. Quelle consolation pour les justes, quand ils verront le signe de la croix dans le ciel, au jour du jugement ! Mais quelle douleur pour les impies, qui auront été ses ennemis ! Entrez dans les sentiments des uns et des autres. Quel regret pour les méchants de n'avoir pas voulu, durant les courts instants qu'ils ont passés sur la terre, porter une croix légère qui leur aurait procuré une gloire immortelle, et d'être
obligés dans l'enfer de porter une croix accablante, sans espoir de voir jamais la fin de leurs souffrances !
Pratique : L'amour de la croix. — Prière : Pour la conversion des infidèles.
EXAUCEZ-NOUS, ô Dieu notre Sauveur, et que la fête de la bienheureuse Hélène, en réjouissant notre âme, l'enrichisse des sentiments d'une tendre dévotion. Par N.-S. J.-C.
19 Août. —SAINT LOUIS, Évêque et Gonf.
Que votre modestie soit connue de tous les hommes, car le jour du Seigneur est proche. S. Paul aux Philippiens, ch. iv.
SAINT Louis, fils de Charles II, roi de Naples, et petit-neveu de saint Louis, roi de France, fut donné en otage à Pierre, roi d'Aragon. Rendu à la liberté, il refusa un magnifique mariage et la couronne de Naples, pour être fidèle au vœu qu'il avait fait durant sa captivité d'entrer dans l'Ordre de Saint-François. Jésus -Christ, dit-il, est mon royaume : en le possédant je possède tout ; si je viens à le perdre, je perds tout. Elevé, malgré sa résistance, sur le siège épiscopal de Toulouse, il édifia son peuple par une charité sans bornes et une modestie admirable. Il était toujours accompagné d'un religieux chargé de l'avertir de ses fautes.