MÉDITATION SUR LA MODESTIE
LA modestie est une vertu qui règle l'extérieur de l'homme ; vous devez la pratiquer, parce qu'il ne convient pas à un chrétien, qui doit être l'image et la copie de Jésus-Christ, d'être déréglé
MOIS D'AOUT. IOI
dans ses paroles ou dans ses actions. Dieu est partout ; votre bon ange vous voit ; les hommes sont témoins de vos immodesties ec ils en sont scandalisés. Tous ces motifs devraient bien vous persuader d'aimer cette belle vertu, qui procure tant de gloire à Dieu et fait tant de bien au prochain. Qu'il est beau de donner de bons exemples ! S. Ambroïse.
II. Pour pratiquer la modestie, il faut considérer votre âge, votre condition, votre genre de vie, les temps, les lieux et les occasions dans lesquelles vous vous trouvez. Vos regards doivent être modestes, aussi bien que vos paroles, vos actions et tout votre extérieur ; en un mot, vous devez vous comporter de telle sorte, que l'on puisse dire de vous : C'est ainsi que Jésus-Christ marchait, c'est ainsi qu'il parlait et qu'il conversait avec les hommes. Celui qui fait profession de croire à Jésus-Christ, doit régler sa conduite sur celle de son Maître. S. Jérôme.
III. La modestie extérieure dépend de la modestie intérieure ; le visage n'est que le reflet des sentiments de l'âme. Si vos passions étaient bien mortifiées, si votre cœur était continuellement occupé de la pensée de Dieu, vous n'auriez pas de peine à être modeste. Votre âme, trouvant son contentement au dedans d'elle-même, ne le chercherait pas au dehors. Les sentiments se manifestent dans le maintien, et le visage est le miroir de Pâme et V expression des mœurs. S. Isidore.
Pratique : La modestie. — Prière : Pour les
évêques.
Oraison.
F*AITES, ô Dieu tout-puissant, que cette vénérable solennité du bienheureux Louis, votre confesseur et pontife, augmente en nous l'esprit de piété et le désir du salut. Par N.-S. J.-C.
20 Août. — SAINT BERNARD, Abbé et Docteur.
Quiconque aura fait la volonté de mon Père, qui est dans les deux, celui-là est mo7i frère, ma sœur et ma mère. — J--C., en S. Matthieu, ch. xij.
SxAINT Bernard entra dans l'abbaye de Cîteaux, et y fut suivi par trente de ses amis. Il se distinguait entre tous ses frères en religion par son austérité, sa miséricorde et son humilité. Il refusa les évêchés de Gènes et de Milan, se déclarant indigne d'un tel honneur. Il écrivit de nombreux ouvrages où brille une doctrine toute céleste, qui semble le fruit de l'inspiration divine plutôt que le résultat du travail. Il fut proclamé par Pie VIII docteur de l'Église universelle.