‹ La vie des saintsChapitre 59 sur 151 · MÉDITATION SUR L'OBLIGATION DE SOULAGER LES AMES DU PURGATOIRE · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR L'OBLIGATION DE SOULAGER LES AMES DU PURGATOIRE

NOUS pouvons tous travailler à la délivrance des âmes du purgatoire, qui sont dans une captivité plus cruelle que les chrétiens emmenés en esclavage. Vous pouvez les soulager en priant Dieu pour elles, en faisant dire des messes, en donnant des aumônes, en pratiquant quelque mortification, ou en souffrant patiemment les peines et les afflictions de cette vie en vue de satisfaire pour elles à la justice de Dieu. Vous pouvez leur rendre ce service ; mais elles-mêmes ne peuvent rien pour leur délivrance. Considérez les supplices qu'elles endurent.

IL La justice vous obligea secourir vos parents qui vous ont laissé tous leurs biens ; l'amitié exige que vous soulagiez vos amis dans leur cruel abandon ; la reconnaissance vous impose l'obligation de prier pour vos bienfaiteurs ; et la charité, qui veut que vous aimiez votre prochain comme vous-même, vous fait un devoir de soulager ces âmes, comme vous voudriez que l'on vous soulageât, si vous étiez à leur place. Écoutez les plaintes qu'elles vous adressent.

III. Si vous venez en aide par vos bonnes œuvres à ces saintes âmes, Dieu permettra qu'on en fasse autant pour vous après votre mort. Ne vous fiez pas néanmoins à ce secours; faites provision de bonnes œuvres avant de partir de ce monde; portez votre rançon avec vous et vous serez bientôt délivré. Faites pénitence dès cette vie. Ah ! il est bien plus doux de laver ses péchés dans les larmes de la pénitence, que de les expier dans les flammes du purgatoire.

Pratique : La charité. — Prière : Pour les prisonniers.

Oraison.

SEIGNEUR, qui avez donné au bienheureux Raymond, votre confesseur, un zèle admirable pour la rédemption des fidèles tombés aux mains des barbares, accordez-nous, par son intercession, que, délivrés des liens de nos péchés, nous accomplissions avec une parfaite liberté d'esprit tout ce qui vous est le plus agréable. Par N.-S. J.-C.

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Gïois De Septembre,

1 Septembre. — SAINT GILLES, Abbé.

Quicotiqîie s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé. — J.-C, en S. Luc, ch. vij.

AINT Gilles quitta la Grèce, sa patrie, pour se soustraire aux honneurs que lui attiraient ses vertus et ses miracles, et il vint demander à la Provence un asile à son humilité. Poursuivi, là encore, de la vénération des peuples, il résolut de se retirer dans un désert. Puisque les hommes, dit-il, s'obstinent à m'entourer de leurs respects, j'irai vivre parmi les bêtes sauvages. Il trouva dans un rocher une biche, qui le nourrit de son lait. Les chasseurs du roi l'ayant blessé en tirant sur la biche, il ne laissa mettre aucun appareil sur sa plaie, afin de souffrir et de mériter davantage. Le roi lui fit bâtir un monastère où il mourut saintement.

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