‹ La vie des saintsChapitre 7 sur 151 · MÉDITATION SUR LA BONNE ET LA MAUVAISE TRIS- TESSE · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LA BONNE ET LA MAUVAISE TRIS- TESSE

TV T E vous attristez point pour les choses de ce j[ \ monde. La tristesse nuit à la santé, trouble la paix de l'âme, anéantit la piété et la vertu ; elle nous rend insupportables aux autres et fâcheux à nousmêmes. Mais comment, direz-vous, ne pas être

triste dans cette vallée de larmes ? Demandez à votre âme, avec David : Mon âme, pourquoi êles-vous da?is le trouble etdans la tristesse ? Si vous vous êtes attiré le malheur qui vous afflige, supportez-le patiemment, puisque vous l'avez mérité ; si vous n'en êtes pas la cause, espérez en Dieu, il vous consolera en cette vie, ou du moins, en l'autre. Pourquoi êtes- 7'ous triste, ô mon âme, et pourquoi me troublez-vous ? Psaumes.

IL Soyez tristes d'avoir offensé Dieu; pleurez vos fautes jour et nuit. Cette tristesse vous causera une joie bien douce au fond du cœur. Loin de nous ces rires et joies du monde qui enlèvent la componction du cœur ! Ah ! peut-on se réjouir en cette vie, lorsqu'on ignore l'heure de sa mort et qu'on ne sait si l'on est digne de l'amour ou de la haine de Dieu ?

III. Que cette tristesse, causée par le souvenir de vos péchés, produise en vous une pénitence stable. Il ne suffit pas en effet de donner quelques jours à la pénitence et aux larmes jtous les jours vous commettez de nouveaux péchés, tous les jours vous devez les pleurer. Saint Pierre et Marie Madeleine ont pleuré jusqu'à leur mort. Qu'elles sont douces les larmes qui éteignent les feux de l'enfer ! Voulez- 7'ous n'être jamais triste ? Vivez saintement : une vie sainte est toujours joyeuse, la conscience du coupable est toujours tourmentée. S. Bernard.

Pratique : La contrition. — Prière : Pour les affligés.

DIEU tout-puissant, regardez notre faiblesse ; voyez comme le poids de nos péchés nous accable, et fortifiez-nous par la glorieuse intercession de saint Romuie, votre pontife et martyr. Par N.-S. J.-C.

7 Juillet. — SAINT ILLIDE, Évêque et Conf.

Nous prêchons la sagesse aux parfaits, non la sagesse de ce monde ni des princes de ce monde qui passent, mais nous prêchoîis la sagesse de Dieu. — S. Paul, aux Corinthiens, ch. ij.

SAINT Illide, évêque de Clermont en Auvergne, chassa le démon qui possédait la fille de l'empereur Clément. Celui-ci, en reconnaissance, lui envoya une grande somme d'argent ; mais le saint la refusa, de peur d'être possédé par un démon plus dangereux que celui qu'il avait chassé. Il guérit un grand nombre de malades et ressuscita plusieurs morts. La mort ne l'empêcha pas de faire du bien à ceux qui l'invoquaient. Il ne faut pas s'en étonner : les saints dans le ciel ont pour les hommes le même amour qu'ils avaient sur la terre, et leur pouvoir y est plus grand.

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