MÉDITATION SUR LA MANIERE DE NOUS CONDUIRE DANS NOS RELATIONS
NOUS ressemblons à ceux que nous fréquentons ; nous faisons ce que nous leur voyons faire, sans nous inquiéter si telle est la volonté de Dieu. Concluez de là que votre salut dépend en grande partie de ceux avec qui vous vivez. Si vous avez sous les yeux des exemples de vertu, vous pratiquerez la vertu ; si vous avez de mauvais exemples, vous ferez le mal. Mon Dieu, disait saint Bernard, que je vous suis reconnaissant de m'avoir séparé du monde ! Ce cloître, cette cellule, mes frères, tout ce que je vois me porte à la dévotion. O siècle pervers, où l'on a ho7ite de n'être pas -méchant avec les méchants ! S. Augustin.
IL Considérez les vertus de ceux que vous fréquentez et, à l'exemple de Zenon, imitez ce qu'il y a de plus parfait dans chacun d'eux. Vous admirez
la modestie dans l'un, dans l'autre l'humilité, la charité, la mortification ; faites comme l'abeille, qui choisit ce qu'il y a de meilleur dans chaque fleur, pour composer son miel. N'est-ce pas le contraire que vous faites? N'imitez-vous point le mal que vous voyez commettre aux autres ?
III. Il n'y a pas d'assemblée, si sainte et si parfaite qu'elle soit, qui ne renferme quelque chose d'imparfait. Ne faites pas ce que vous blâmeriez dans un autre ; et quand vous remarquez quel'que imperfection dans un de vos frères, voyez si vous n'avez pas les mêmes défauts. En un mot, ne regardez point les fautes des autres, mais pensez à vous corriger vous-même. On ignore ses défauts aussi longtemps que T on considère ceux d' autrui. S. Bernard.
Pratique : La fuite des mauvaises compagnies. — Prière : Pour ceux qui sont en danger d'offenser Dieu.
Oraison.
"^AITES, nous vous en prions, Dieu toutpuissant, que l'intercession du bienheureux Zenon, votre martyr, dont nous honorons la naissance au ciel, nous fortifie dans l'amour de votre Nom. Par N.-S. J.-C.
10 Juillet. — LES SEPT FRÈRES, SAINTES RUFINE et SECONDE, Martyrs.
JÉSUS-CHRIST s'est humilié lui-même, se rendant obéissant Jusqu'à la mort de la croix. — S. Paul aux Philippiens, ch. ij.
ES sept frères dont nous faisons la fête, sont
X j les fils de sainte Félicité. Ils confessèrent cou-
Tageusement la foi sous les yeux de cette mère admi
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rable qui craignait plus, dit saint Grégoire le Grand, laisser ses enfants après elle sur la terre que les autres mères ne craignent de survivre aux leurs.
RUFINE et Seconde étaient sœurs ; leurs parents les avaient fiancées à deux seigneurs romains, mais elles refusèrent de les épouser, parce qu'elles avaient déjà choisi JÉsus-CHRiSTpourépoux. On les saisit et on les frappa à coups de fouets pour les faire consentir à perdre leur virginité et leur foi. On les jeta dans le Tibre, mais un ange vint les en retirer. Enfin elles eurent la tête tranchée par l'ordre des empereurs Valérien et Galien, en 257.