VANITÉ DE RIEN
NE vous glorifiez ni des richesses ni des honneurs, parce qu'ils ne nous rendent pas plus vertueux et qu'ils contribuent trop souvent à nous rendre plus mauvais. Ne vous enorgueillissez pas de vos qualités naturelles, de votre noblesse, de votre beauté, de votre intelligence. Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu de Dieu et sans aucun mérite de votre part ? La mort vous ravira tous ces biens ; Dieu n'aura égard qu'aux bonnes œuvres que vous aurez pratiquées, et au bon usage que vous aurez fait des talents qu'il vous a départis.
IL Vous n'avez pas de raison d'être fier de votre science. Que sauriez-vous si Dieu ne vous eût donné
l'intelligence ? Vous avez beaucoup appris par vos travaux et vos veilles ; sachez cependant que vous ignorez infiniment plus de choses que vous n'en savez, et humiliez-vous : le moindre des démons est ulus savant que vous ! La plus belle de toutes les sciences c'est la connaissance de votre néant. JU humilité est la source et le principe de la plus sublime philosophie. S. Chrysostome.
III. Prenez garde de vous enorgueillir des grâces que vous avez reçues, ou des vertus que vous avez acquises. Celui qui se glorifie de sa vertu, n'est pas vertueux, car l'humilité est le fondement de toutes les vertus. Imitez donc les saints, non pour vous attirer des louanges, mais pour accomplir votre devoir. Enfin, connaissez votre bassesse, votre malice, vos péchés, et vous serez humble. Toute r humilité consiste à se connaître soi-?nê?ne. S. Augustin.
Pratique: L'humilité. — Prière: Pour le collège des cardinaux.
Oraison.
~\IEU tout-puissant, regardez notre faiblesse,
jL y voyez comme le poids de nos œuvres nous
accable et fortifiez-nous par la glorieuse intercession
de saint Évariste votre martyr et pontife. ParN.-S.J.-C.
27 Octobre. — SAINT FRUMENCE, Évêque et Confesseur.
Nous devons, nous gui sommes plus forts, supporter les faiblesses des infirmes, et ne pas nous complaire en nous-mêmes. — S. Paul aux Romains, ch. xv.
OAINT Frumence, dans un voyage qu'il faisait ^ sur mer avec un de ses oncles, tomba aux mains des Indiens. Touchés de sa jeunesse et de sa
beauté, les barbares le présentèrent à leur roi, qui prit soin de son éducation et le choisit pour son secrétaire. Après la mort du roi, la reine* lui confia le gouvernement du royaume. Il profita de son pouvoir pour favoriser le développement de la religion catholique. Il quitta néanmoins ce poste avantageux, pour venir demander à saint Athanase un évêque pour les Indes. Le saint le sacra lui-même évêque et l'y envoya. Ses discours et ses miracles y opérèrent un grand nombre de conversions.