‹ La vie des saintsChapitre 96 sur 151 · LE CIEL · texte numérisé non relu

LE CIEL

NE nous flattons pas de gagner le ciel sans qu'il nous en coûte beaucoup de peine. Le royaume des cieux souffre violence, il n'y a que les hommes courageux qui puissent le conquérir. Cette vie n'est pas un lieu de repos, c'est un champ de bataille. Jésus-Christ nous a marqué le chemin du ciel, par les traces de son sang. Les saints l'ont arrosé de leurs sueurs, de leurs larmes et de leur propre sang. Lâches que nous sommes ! voudrionsnous avoir sans peine ce qui a tant coûté à nos ancêtres dans la foi ?

II. Tout ce que nous faisons, tout ce que nous souffrons est peu de chose, si nous le comparons à ce que Dieu mérite, à ce que vaut le ciel et à ce que Jésus-Christ a fait pour nous en ouvrir la porte. Je souffre un moment pour me délivrer d'une éternité de douleurs, pour jouir d'une gloire infinie et éternelle. Vos souffrances ne durent qu'un moment \

la gloire que vous attendez est éternelle. S. Pierrp; Damien.

III. Le monde exige de ses partisans des services bien plus pénibles que ceux que Jésus- Christ demande à ses serviteurs. Regardez ce que fait un soldat pour arriver à la gloire, un marchand pour s'enrichir, un courtisan pour plaire à son prince. Que ne faites-vous pas vous-même pour contenter votre vanité ou vos plaisirs ? Quand donc travaillerez-vous autant pour Dieu que vous avez travaillé pour le monde? Quand ferez-vous autant pour votre âme que vous avez fait pour votre corps ?

Pratique : Le soin du salut. — Prière : Pour ceux qui sont en péché mortel.

Oraison.

FAITES, nous vous en prions, ô Dieu tout-puissant, que l'intercession de votre martyr, saint Lucain, dont nous célébrons la naissance au ciel, nous fortifie dans l'amour de votre saint Nom. Par N.-S. J.-C.

31 Octobre. — SAINT QUENTIN, Martyr.

Pour vous, vous affectez & être justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; or, ce qui est grand devant le monde, est abomination devant Dieu. — J.-C, en S. Luc, ch. xvj.

SAINT Quentin, citoyen romain, fut pris par Rictiovare, pendant qu'il prêchait l'Évangile en Picardie. Après l'avoir fouetté, on le chargea de chaînes et on le mit en prison ; mais un ange le guérit de ses blessures, le délivra de ses chaînes et

lui ouvrit les portes de sa prison. Il prêcha au milieu de la rue et convertit six cents personnes. Le tyran le fit tourmenter de plusieurs façons et, le voyant invincible, il le fit décapiter.

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