‹ La vie des sociétésChapitre 126 sur 208 · INFLUENCE DU TRAVAIL SUR L'ORGANISME SOCIAL · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU TRAVAIL SUR L'ORGANISME SOCIAL

Nécessité du travail, c’est-à-dire d’une fonction, pour tout élément d’un organisme social. — La division du travail n'existe pas au début des sociétés. — Professions manuelles. — Professions dites libérales ou mieux nommées cérébrales. — Division arbitraire et fausse. — Le fonctionnaire.

Usage impropre fait du mot travailleur. — L'argent, le cerveau et le bras sont trois capitaux équivalents et complémentaires l’un de l’autre. — Le capital et le travail sont collaborateurs. — Les membres et l’estomac. — Un conte arabe. — Lavoisier, l’équivalence chimique du travail cérébral et du travail musculaire. — Chimie de la pensée et du mouvement musculaire.

La richesse ne se décrète pas : les nations, comme les individus, n’y parviennent que par le commerce libre et, d’une facon générale, par un échange de services réciproques. Or la matière échanseable n’est pas toujours un objet mobilier, une terre ou une maison : le temps, l’intelligence et la force de l’homme lui-même sont une marchandise comme une autre ; cette marchandise prend le nom de travail. Tout homme qui ne travaille pas se tient donc volontairement en dehors de cet échange, de ce circulus, qui doit exister entre tous les éléments de l’organisme social et, pour continuer la comparaison biologique, il joue dans cet organisme social le même rôle que ces tumeurs qui apparaissent au milieu des tissus formées d’éléments inutiles, qui détonent dans le concert organique et que la main du chirurgien se hâte d’enlever.

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