MALADIES PROFESSIONNELLES
Des lésions, dues aux produits chimiques qu’ils manipulent, surviennent chez les appréteurs d’étoffes, les peintres, teinturiers, doreurs. |
Certaines éruptions, celles-là de cause interne, apparaissent chez les vanniers, cannissiers de Provence, qui manipulent les roseaux recouverts de moisissures ; on observe un mal analogue chez les ouvrières qui préparent, à Clermont notamment, les oranges amères dites chinois. Un grand nombre de préparations chimiques, notamment celle du sulfate de quinine, donnent des éruptions analogues.
Je me bornerai à rappeler ici les déformations professionnelles des éourneurs, des cordonniers, des parqueteurs, des tailleurs, des aigquiseurs, etc.
Les accidents, plus nombreux d’ailleurs, que beaucoup de professions où l’ouvrier vit dans la poussière déterminent sur l'appareil pulmonaire, sont plus importantes. Le D' Vernois à donné des différentes professions, suivant la poussière à laquelle elles exposent, la classification suivante :
1° Poussières animales : batteurs de tapis, batteurs et cardeurs de soie et filoselle, batteurs, cardeurs et déballeurs de crin, bonnetiers en gros et en fabrique (maniement de la laine) ; brossiers, cardeurs de laine, chapeliers, couverturiers, éjarrage des poils de lapin et autres, fourreurs, matelassiers, plumassiers, peigneurs en grand de la laine et de la soie, tourneurs en ivoire et en corne, tisseurs en laine.
2° Poussières végétales : balayeurs publics, batteurs en grange, boulangers, batteurs à la baguette, cardeurs, débourreurs de coton, charbonniers, droguistes, fariniers, féculiers, fileurs de lin, fumistes, houilleurs, meuniers, mouleurs en bronze, peigneurs de chanvre, ramoneurs, ouvriers de manufactures de tabac, tanneurs, scieurs de long, tourneurs en bois.
3° Poussières minérales : fabricants d’aiguilles de montre, aiguiseurs , brosseurs de cartes de visite (blanc de zinc, carbonate de plomb); cérusiers, casseurs de pierres, ouvriers en ciment, étameurs de glaces (mercure) ; droguistes, fondeurs,
lustreurs de peaux, mouleurs en bronze, ouvriers en étoffe (arsénite de cuivre) ; plâtriers, polisseurs d’acier, polisseurs à l’émeri, porcelainiers (silice) ; salpêtriers, satineurs de papiers peints (arsenic) ; secreteurs de poils de lapin (mercure(, tamiseurs de vert de Schweinfurt (arsenic).
L’inhalation de ces poussières donne lieu, indépendamment des accidents dus à leur nature même, à une série de bronchites, d’altérations du parenchyme pulmonaire désignées sous le nom de preumoconioses (rveduwy, poumon, xvi, poussière), qui sont une prédisposition à la phtisie tuberculense déjà facilitée par la contagion, l’agglomération, le genre de vie ou la nourriture insuffisante.
Hirt a du reste dressé des listes qui donnent la fréquence de la phtisie sur 100 malades des diverses professions dans lesquelles l’ouvrier est exposé à respirer des poussières.