LES BONNES MŒURS
a Le véritable et l'unique moyen de conserver « vos moeurs, mes chers enfants, est l'occupation « et le travail.
« Celui qui ne fait rien pense à mal faire. L'oisiveté « est la mère de tous les vices : de là la nécessité de « prendre un état, non-seulement comme un moyen « de fortune qui vous est nécessaire, mais encore c( comme un moyen de bonheur indispensable. Vous « devez donc travailler incessamment à acquérir les « connaissances nécessaires à l'état pour lequel « vous vous destinez, et, une fois parvenus à cet « état, vous devez passer votre vie à en remplir les « devoirs : premièrement, pour vous y maintenir; « secondement, pour obtenir la considération pu- « blique ; troisièmement , pour augmenter votre a fortune et faire pour vos enfants ce que nos pères « ont fait pour nous.
« Le choix d'un état étant une des choses les plus « importantes de la vie, je vous en parlerai tout à (i l'heure dans un article à part.
P.'-ijJfmOit el conduite de la vie.
« Le bon sens consiste à être judicieux dans sa « conduite, c'est-à-dire à se comporter en tout avec « réflexion, à ne rien faire dont on puisse se repen- « tir, et à tirer des gens et des choses le parti le « plus avantageux, mais toujours sans blesser l'hon- « neur ou la justice.
« La plupart des hommes n'acquièrent cette sa- « gesse que par une expérience pénible et coûteuse. « C'est à force de faire des fautes et des sottises qu'ils « apprennent à ne plus en faire; mais cette science « leur arrive trop tard, lorsqu'ils sont déjà au bout c( de leur carrière. En vain disent-ils alors à leurs « enfants : « Si jeunesse savait ! Si vieillesse poU"