DEVOIRS DES ÉPOUX
« ici que de la fidélité qu'ils se doivent et des con- « ditions du support mutuel.
« La fidélité conjugale est un devoir d'une si haut ■ « importance qu'il n'est presque pas besoin de 1: « leur recommander. Mieux vaudrait pour eux « n'être pas nés que mériter l'enfer au prix de leur « propre infamie et en se déshonorant. Ce crime « est tel que le repentir ne peut presque pas l'ef- 0 facer, puisque le tort fait aux enfants est irrépa- « rable. Je n'en connais pas de plus grand que celui (( de la femme adultère, et il me fait tant d'hora reur que je suis obligé d'en détourner ma pensée.
« Quant à mes fils, ils seraient bien ingrats s'ils « ne sentaient pas qu'ils ne doivent vivre que pour « celle qui ne vit que pour eux.
« Ah ! mes pauvres enfants, que trouveriez-vous f dans de coupables liaisons ? de faux plaisirs et de G longs remords. Croyez-moi, croyez-en votre père « qui vous aime : le bonheur n'est que dans l'union c conjugale qu'ennobUssent la pureté de la vie et la € pratique du devoir. Quoi qu'en puissent dire les « libertins , si jamais vous cessiez d'être fidèles, « vous cesseriez d'être heureux j une épouse trahie,
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« des enfants 'sacrifiés n'auraient plus de charmes a pour voire cœur.
« La ruine des familles et tous les malheurs do- K mestiques suivent les époux parjures.
K Je déclare ici en présence de Dieu que je n'ai i« jamais manqué à la foi jurée ; et c'est à cette ridées lité que j'attribue les heureuses inclinations de « mes enfants, toutes les bénédictions que le ciel a « répandues sur mon mariage, et la douce joie qui « a toujours régné dans mon cœur. Ma mère, ma « grand'mère et les femmes de tous mes aïeux eutt rent toujours une grande réputation de vertu, « et furent citées comme modèles aux épouses « chastes.
« Malheur à celle par qui le vice entrerait dans « ma famille et qui partagerait nos biens entre les « fruits de son déçhgnneurl
Le support viutuel.
« L'indulgence réciproque entre les époux est le « seul remède des imperfections attachées à notre (( nature. Si vous vous aimez, mes chers enfants, « cette indulgence ne vous coûtera pas, vous l'aurez (i sans vous en apercevoir. Mais dCit-elle être chez « vous l'effet de la réflexion, elle ne vous sera que « plus nécessaire pour vivre exi paix et pour être a heureux.
a Persuadez-vous bien que nous avons tous be- (( soin de beaucoup nous pardonner les uns aux au- Ci très, puisqu'aucun de nous n'est parfait. Le plus « grand mérite de l'homme en société consiste à sup- « porter les défauts d'autrui, sans s'en plaindre et <( môme sans les condamner. C'est là ce qui fait