Ci-dessus, p
est Vobéissance ; la désobéissance est haïe de Dieu. Uobéissance d'un fils envers son père, c'est la joie... ; il est cher à son père, et sa renommée est dans la bouche des vivants qui marchent sur la terre. Le rebelle voit la science dans Vignorance, les vertus dans les vices ; il commet chaque jour avec audace toutes sortes de fraudes, et, en cela, il vit comme s'il était mort. Ce que les sages savent être la m.ort, c'est sa vie de chaque jour. Il avance dans ses voies chargé de malédictions. Un fils docile au service de Dieu sera heureux à la suite de son obéissance *. »
Ces lignes, déchiffrées de nos jours sur un papyrus que possède la Bibliothèque nationale, sont datées du règne d'Assa-Tatkéra, avant-dernier roi de la cinquième dynastie, et elles nous viennent de l'antiquité la plus reculée. Leur auteur, un vieillard de sang royal, portant le nom de Phtahhotep, a été presque le contemporain des hommes qui ont construit les grandes pyramides; l'époque où il vivait a été une des plus prospères de l'ancienne Egypte, celle où l'art s'éleva à un haut degré de perfection qu'il devait perdre plus tard. Dans ses conseils de morale, il établissait les i j^les